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pas moins leur force pour le regardde leurs chevaux que les Espagnols :niais leurs fibres quoique d’unetrempe excellente ne font pas àbeaucoup près si avantageux &d’une si terrible exécution que I’é-pée Espagnole & même que lesépées des Allemans.
La Cavallerie des Arabes, Turcs,Tartares & Maures ont un avanta-ge , qui n’est pas petit, c'est qu’ou-tre la bonté óc la legereté de leurschevaux beaucoup meilleurs A quoi-que plus petits que les nôtres, ilsfont encore à cheval si court furl’étrier, qu’un Cavalier est astiscomme fur un tabouret, il fe rele-vé tout droit en courant & s’appuíefur scs étriers pour avoir plus decoup & alscner de plus loin ; unCavalier à cheval de la forte est plusferme óc plus hardi & les chevauxd’un Escadron plus ferrés.
CAVALLERIE Turque: elledoit son origine aux Scithes puisqueces peuples eurent toujours uneforte passion de faire la guerre àcheval, passion qu’ils ont transmiseaux Turcs. L’Empire Ottomanporté pour cette forte de Troupes& pour la rendre permanente dansscs entreprises en a formé un corpsqu’il entretient lui-même.
Les Sultans tiranniscrent leursnouveaux sujets après leurs conquê-tes jufqu’à les dépouiller de leursTerres, ces biens furent non feu-lement destinés à l’entretien del’In-fanterie Serratculy óc de la Marine,mais encore celui de la Cavallerie;maintenant ils laissent les pays con-quis distingués en Royaumes, enProvinces, en grands óc petits Dé-partement; , A ils assignent à cha-cun de ces districts des ordres pré-cis concernant la prompte levée dela Milice en cas de besoin óc l’en-tretien de la Cavallerie.
La Cavallerie n’est pas toute pa-yée fur le même pié, elle se trouverepartie en Cavallerie Capiculy,
Tofracly , Serratculy , & de
Tribut.
La Cavallerie Capiculy ou desSpabit est ce corps qui payé régu-lièrement de Tannée du Trésor deConstantinople est appelle' Cavalle-rie à la solde de la Porte ; il estcommis pour la garde de la per-sonne du Sultan óc en Campagne,il est toujours réservé pour quelqueaction d’éclat, on appclloit autre-fois ces Cavaliers Enfant de la Ri-chesse , parce que les recrues s’enfaisoient parmi les Pages de l’At-Oda, mais cela est maintenant horsd’usage. Ce Corps n’étoit pas au-trefois aussi nombreux qu’ii est pré-sentement ; il combattent sous unseul Drapeau jaune, il fait aujoui-d’hui quinze mille quatre censquarante-huit hommes, distinguéspar les noms d’UlujcIyt ócChiaoui.
II y a deux fortes d ’ Vlufelys ouanciens Spahis, les uns appellesSpabit de Taile droite, non pas par-ce qu’ils occupent ce poste, maisseulement par maniéré de distin-ction ; les autres portent le nomde Spahis de Taile gauche, ils com-battent fous un Etendard diffèrentdes premiers, óc ils font encoreeux-mêmes partagés en aile droite& aile gauche.
Les Cbiaout font la seconde bran-che de la Cavallerie Capiculy : ilsfont autant gens de Cour que gensde guerre ; ce font eux qui commedes Aides de Camp ou Adjudantsportent les ordres du Sultan, duVisir, ou autre Général aux Offi-ciers de l’Armée, soit de bouche,soit par écrit ; ils escortent lesCorniers dépêchés pour des affairespressantes, óc ils servent encoreeux-mêmes quand il le faut ; ilssc tiennent continuellement à laporte du Vijtr , óc prétendent paslèrpour de petits Agas ; leur Chef àqui ils doivent l’obéiísance estChiaout-Bajcy qui sc tient immédia-tement auprès du Visir.
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