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CHATEAU d’avant, est l'cx-haussement qui est à la proue desgrands Vaisseaux, au-dessus du der-nier pont, vers la misaine. Lescuisines font dans le château d’avant,à rtribord & à bas-bord, une pourle Capitaine , l’autre pour l’Equi-pagc.
CHATEAU d’arriere, châteaude poupe, ou gaillard d’arricre :c’est toute l’e'levation , qui régnéà la poupe, au-dessus du premierpont. La hauteur de chaque châ-teau, est à peu près de 5. pieds. LeCorps-de-garde est dans le châteaud’arriere, proche l’artimon.
CHATIMENT Militaire cherles Turcs. Le premier châtimentqu’on fait subir aux Janissaires, &aux autres Trouppes, est les Ar-rêts ordonnes par le Lieutenant dela Compagnie, & que le Cuisinierexécuté en mettant le coupable auxfers dans la cuisine. La bastonna-de & autres semblables châîimens,ne font ordonnés que par le Capi-taine , & le Lieutenant les faitsubir avec fa permission. Lorsquel’cxécution doit se faire en public,on attend que la prière du soir soitachevée, & alors on conduit le cri-minel dans un certain lieu destinéà cet usage. Là on le fait coucherventre par terre, & deux des plusanciens Janissaires 011 autres, letiennent par le cou & par les piés,avertissant qu’on ne le blesse pasaux jointures, parce que ces bles-sures mettent les gens de pied horsde service. Quand le Patient estdans cette posture, le Vehif-Karesde roda paroît avec une chandelleallumée pour assister à l’exécution.
On ne peut donner au Patientque quarante coups de bâtons outout au plus quatre-vingts pour laprémiere fois ; â si le nombre or-donné est plus grand, on en ren-voyel’exécution au lendemain, pour-vu que ce ne soit pas un Jeudi, oule premier du mois de Ramadan,
qui est leur Carême. II n’est paspermis alors de faire aucune exécu-tion Militaire. L’exécution sinie,le Lieutenant exhorte les assistans àéviter les fautes, qui méritent cechâtiment, & même un plus ri-goureux.
Avant que de faire mourir un'fmìflaire la Compagnie de laquel-lâl est membre, & même tout leCorps de la Milice, demande qu’onlui en òte le titre. O11 raye alorsson nom du Registre, asin qu’ilmeure comme un homme ordinai-re, & non pas avec le titre de Ja-nissaire , parce que ce Corps pré-tend être exempt de l’ignominie dusupplice. Lorsque la Sentence a étéprononcée, le Lieutenant remet lecriminel entre les mains de l’Orta-Chiaous , pour le faire exécuter, &par le moyen d’un Alfa-je Bajcy,on le fait passer dans une prison,appellée Babagiafer, dans laquelleà demi-heure de nuit le Bourreauvient l’étrangler, & lui attachantensuite une pierre au cou, il Ren-ferme dans un soc, & le jette dansla Mer à Curjìum MahalaJJi. Onfait ainsi cette exécution fécrette-ment, pour ne pas donner au peu-ple un si triste spectacle. D’ailleursce n’est plus l’usoge de publier lesexécutions par un coup de canondu Serrail.
CHAUDIERE : c’est un grandvaisseau de cuivre, dans lequel onfait cuire les viandes ou autres vi-vres de l’Equipage d’un Vaisseau.Faire chaudière, c’est faire à man-ger pour l’Equipage. Chaudière àgoudron, chaudière à brai : c’estun grand vaisseau de cuivre 011 defer, dans lequel on fait chausser dugoudron lorsqu’on s’en veut servir.Chaudière d’étuve, c’est une chau-dière de cuivre maçonnée où l’onfait chantier le goudron pour gou-dronner le cordage d’un Vaisseau.
C H A U DIE R E S. Elles fontnécessaires dans les magasins à fai-R Ç re
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