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niais il la laissa néanmoins tou-jours unie au Corps de la Caval-lerie légére.
Elle demeura fur le même piedjusqu’en 1599, que Sa Majesté vou-lant reconnoîcre les services signa-lés que cette trouppe lui avoit ren-dus en plusieurs occasions, il lamit au nombre de ses Gardes, &lui accorda en même tems les pri-vilèges, dont jouissoient deux Com-pagnies de Gentilshommes de faMaison, lesquelles cesserent dès-lorsde servir à la garde ordinaire de SaMajesté, qui les réserva pour lesgrandes cérémonies seulement.
II est certain que cette trouppeest la premiere entre celles qui sub-sistent aujourd’hui, qui ait eul’honneur de servir à cheval pourla garde dti Roi. 11 n’est pas moinscertain que ceux qui la compo-soient dès son institution m Gardes,étoient réellement hommes d’ar-mes, puisqu'ils en eurent dès-lorstous les attributs, qui consistoientprincipalement à avoir à leur fuiteune autre Compagnie connue, pre-mièrement fous le nom d’Archers,<k ensuite sous celui de Carabins.
Cette Compagnie fut d’autantplus distinguée en ce point, que cesCarabins s’appeiloient les Carabinsdtt Roi. Ceux qui la composoientétoient donc hommes d’Armes, &Chevaux-Légers de nom feulement,puisqu’aucune Compagnie de Che-vaux-Légers n’avoit jamais eu deCarabins à fa fuite.
On assure que Louis XIII. offrità cette Compagnie de prendre lenom de Gendarmes de fa Garde, &de laiffer celui de Chevaux-Légersà la nouvelle Compagnie d’ordon-naiKe, qui avoit été créée en 1609.pour fa garde, lorfqu’il n’étoit en-core que Dauphin, laquelle Com-pagnie est aujourd’hui celle desGendarmes de la Garde du Roi, &l’on ajoute que les Chevaux-Légersrefusèrent cet avantage, pour con-DiEliannaìre Mi Ut.
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server un nom, sous lequel ilss’étoiení acquis une haute ré-putation.
Mais il faut croire que si cetteCompagnie en usa ainsi, c’est lansdoute qu’elle ne croyois pas quecette différence de nom, lui pour-roit faire perdre le rang, que sonancienneté lui donnoit naturelle-ment, fur celle qui n’étoit à la Gar-de du Roi, que long-tcms après,qu’elle étoit en possession dece service.
(Cependant comme dans tous lesteins les Compagnies, sous le nomde Gendarmes ont eu le pas furcelles des Chevaux-Légers, ce motl’emporta dans la fuite, de sorteque malgré les représentations qncces derniers purent faire, le Rois’en tint à donner le pas auxautres.On ajoute encore que les Officiersdes Chevaux-Légers s’étant plaintsde ce passe-droit, le Roi pour finirles contestations, qui pourroientsurvenir entre ces deux Compagnies,cassa celle des Chevaux-Légers, Ocla rétablit en mëme-tems, pourdonner le pas a l’autre, qu’il affe-ctionnoit davantage, & qu’il vou-loit décorer, parce qu’elle avoitété h lui étant Dauphin.
La Compagnie des Chevaux-Lé-gers de la Garde ne fut composéeque de 100. Maîtres, commandéspar un Capitaine, un Lieutenant,un Cornette, & un Maréchal desLogis. Elle fut dans la fuite aug-mentée, & mise sur le pied, oùelle est aujourd’hui, en reconnois-sance de la singulière fidélité qu’el-le avoit marquée dans tous lestems, & particulièrement dans ceuxde troubles, & de guerres civiles,pendant lesquels elle demeura invio-lablement attachée à la personne &au service des Rois.
La même considération leur pro-duisit enqore l'honneur de jouir detous les privilèges de la Noblesse,leur vie durant, après avoir serviS trois