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C H E CHI 5i*
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bout est attaché au treuil, I’autrebout est passé par dessus la poulie àgauche en dehors. Celui-ci repassedans la poulie de 1 écharpe, auquelil y a un crochet, qui s'accroche àun autre. Ce méme bout repasseà la seconde poulie à droite en de-dans par-áessus, lequel bout s’atta-che ensuite à Panse droite de la piè-ce, le crochet de Pécharpe étantpassé â la gauche.
On passe ensuite deux leviers dansles mortoiscs du treuil, où il y adeux hommes ‘ à chacun, lesquelsabaissent leurs leviers pour fairetourner le treuil, pendant que deuxautres de chaque coté en tiennentun prêt, pour mettre dans les au-tres inortoises , afin de relever lespremiers. On continue de cettefaçon, jusqu’à ce que les piècessoient assez élevées pour passer des-sous un assût, ou chariot à portercanon. Quand Pun ou P autre sontajustés fous la piéce pour la rece-voir, on lâche doucement le treuilafin de rendre du cable.
Ces sortes de chevres ne sont bon-nes que pour les Places. Pour lacampagne il ne les faut que de sa-pin, & bien moins épaisses, afinqu’elles soient plus légeres.
C H E V R E T T E : elle n’a quedeux pieds & demi de hauteur : cesont deux pièces de bois elevées enhaut, fichées fur une autre piéce,qui traverse, & qui touche à terre,elle a en haut un bâton de fer, quientretient les deux pièces droites,& une cheville, qui fe hausse, &fe baille dans des trous faits exprès,à proportion que l’on veut hausser& baisser les fardeaux, qui sc po-sent dessus. Les chevrettes, aussibien que les chevres & triquebal-les, sont rangées à couvert, pro-che ou vis-à-vis les portes d’un Ar-senal, pour ne les point embarrasser,parce qu’eiles fervent souvent.
* CHEVRON: on nommeainsi la piéce de bois fur laquelle
on attache les lattes dans le toitd’un bâtiment.
CHEVROTINE: ce sont desballes de plomb de petit calibre,dont il y en a soixante-fix à la livre.
CHI A J A - BECH n’a d’autrcemploi chez les Turcs que de ser-vir l’Aga des Janissaires en qualitéde premier Maître d’Hôtel au nomde tout le corps.
CHIAJA LOCH ou secondLieutenant Général, est le troisiè-me Officier Général des Janissaires.II ne cede rien au second, qui estSeymer-Bajjy pour les privilèges,pour l’autorite, & pour le comman-dement. II est Capitaine de la plu*riche Compagnie, sçavoir de celledes Boìuc-Daryt. II la gouvernedéspotiquement, & même il a leprivilège d’hériter de ceux de sesSoldats, qui meurent fans enfans,& fans parens, & il a le droit dedonner à ses Officiers Subalterne*les postes appellés KuUurs, ou gou-verneraens des Villes de guerre.
C HIA O U S chez les Turcs sontdes Officiers dans le Corps des Ja-nissaires. II y en a de trois sortes,tous trois distingués par des sur-noms difterens. Le premier est leBas-Chiaous , qui comme Capitainede la seconde Oda ou seconde Com-pagnie , a soin d’enregistrer ceuxqui entrent dans le Corps des Ja-nissaires. II les reçoit en les pre-nant par I’oreille, & leur donnantun soufflet. C’est lui qui inflige lespeines aux coupables, & qui lors-que l 'Aga vient à passer fait rangerles Soldats en haie, afin que cha-cun puisse le bénir en récitantquelques paroles de l’AIcoran. CeBas-Chiaous commande aux deux au-tres , qui lui sont subordonnés.
I.’ORTA - CHIAOUS est lesecond & a le troisième fous ses or-dres. Ils ne font Capitaines nil’imni l’autre : mais leur emploi estde faire exécuter les Sentencas desCapitaines contre les Soldats cou-S 4 pables.