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cintrer. O 11 s’en sert auslì à con-struire des voûtes, & à soutenir lespierres en attendant que les clefs ysoient mises pour les fermer.
CIR C O N V A L L A T I O N,est une ligne, ou un sosie, que lesAlïïe'geans font à la portée du ca-non de la place, <Sc qui régné au-tour du camp, pour en assurer lesquartiers, contre le secours des As-siégés. La profondeur de ce fossecil environ de sept pieds, ft largeurpar en haut est de douze, il est bor-dé d’un parapet qui, de distanceen distance, est llanqué par desredoutes, & quelquefois par desfortins.
11 y a des circonvaïïatiom presquetoutes faites par le grand nombrede fossés, qui occupent un Pays,quand on en trouve l’on ne fait quetirer des lignes de communicationd’un fossé a l’autre, qui forment lacirconvallation. On ne fait pointpasser de ligne de circonvallation aupied d’une hauteur; ou quand ily a des lieux de commandementqu’on ne peut enfermer dans les li-gnes, on les fait fortifier & garder,de peur que, si Pennemi s’en ren-doit maître, il n’inconmiodât lesTrouppes dans le camp, en logeantdu canon fur la hauteur qui com-manderoit la ligne. Les lignes decontrevallation fervent a se couvrircontre les entreprises de la Gar-nison.
CÍRCONVALLATIO N.Plusieurs Auteurs Grecs , commeHérodote, font remonter l’originedes Circonvallations, & contreval-lations au tems de Cyrus, L ils l’at-tribuent faussement à Harpage unde ses Généraux. Bien avant Cy-rus les Egyptiens, les Juifs, lesAssyriens, & les Medes en ont faitusage, & les premiers plutôt queles autres, parcc qu’iis font lesplus anciens.
Les lignes de circonvallation, &de contrevallation & tout ce qui
nous sert à nous couvrir contre lesattaques des ennemis, ou pour lesenfermer, lorsqu’on est en état dele faire, viennent naturellement àP esprit , delà on peut conclurequ’ellcs font ausii anciennes, que leteins, où l'on commença d’enfer-mer les Villes de murailles , dèsqu’on s’avisa de les attaquer, & deles prendre. Ces sortes de lignesétoient en usage long-teins avantMoïse ; & les premières dont PE-
criture fasse mention, n’ont rienqui sentent l’ignorance des pre-miers tems. On les volt toutes par-faites , fans qu’il paroisse que ceux,qui font venus mille ans après, &delà au siécle où nous vivons, ayentencheri fur les premiers, & fait au-cun changement, du moins dansPessendel. Cette remarque est dusçavant Commentateur de Polybe.
II y a un grand nombre de pas-sages dans les Auteurs Sacrés, quidémontrent pleinement les lignesde circonvallation, & de contre-vallation, & elles y font distinguéesPline de P autre : comme dans cepassage d’Isaïe, ou ce Prophète pro-met au Roi Ezéchias que Sennache-rib n’assie'gera point Jérusalem, qu’ilrìentreprendra rien sur elle, ís qu'ellene sera point environnée de retran-chement, ni de terrasj'es. Ces re-tranchemens signifient que le Roides Assyriens n’en feroit point l’in-vestiture, & qu’il ne Penvironne-roit pas d’une ligne de circonval-lation.
La méthode des Grecs & des Ro-mains, & des autres peuples Occi-dentaux dans la maniéré de se re-trancher dans leurs Camps, & dansleurs sièges, ne différois presqu’enrien de celle des Hébreux, & desPeuples voisins de cette Nation.Leurs lignes de circonvallation, &de contrevallation étoient compo-sées d’un fossé, & d’un parapet,quelquefois palissade fur berme.Ils y ajoutoient des tours : mais
ces