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denii-lune devant la courtine, quitourne vers la Place, & ajouter àfa contrescarpe un chemin couvert,& un glacis. On laide toujours ungrand espace vuide entre la Ville &la partie de la Citadelle qui y entre,afin de pouvoir découvrir de tousles cotes, c’est ce qu’on appelleesplanade.
Les faces des deux bastions, donton a rompu les lianes, doiventêtre alignées, 011 fur le milieu desfaces de la Citadelle, ou méme furle milieu des courtines , atìn qu’el-les en soient enstlêes, cV leur rem-part doit aller en pente jusque surla contrescarpe de la Citadelle.
Quand la Citadelle n’entre pointdans la Ville, on pose son centresur la perpendiculaire tirée du mi-lieu d’une courtine : mais on òteles remparts de la Place, qui fonttournés de ce côté, <k l’on 11'ylaide cu’une petite muraille. Onfai: l'eíplanade entre la Ville & laCitadelle, & l’on fait communiquerles sosies, par deux autres petitssodés, qu’on creuse vers la pointedes bastions, & dont la terre sert àfaire un épaulement à l’esplanadede chaque côté. Si la Citadelle n’estpas adêz elevéc par la íituation duterrein, 011 en éleve les rempartsdu côté de la Place, jusqu’à cequ’ilsla dominent.
II n’y a ordinairement que deuxportes dans une Citadelle, 1 une ducôté de la Place, & l’autre du côtéde la campagne, qu’on réouvre quepour y faire entrer du secours &des vivres : ce qui la fait appellerporte de secours.
Les Citadelles des Villes Mariti-mes doivent commander la mer &la terre également , pour em-pêcher qu’aucun vaisseau nepuid'e entrer dans la Place fans pas-ser fous son feu, ce qu’il faut faireaudì pour les Villes íìtuées furdes rivières.
Les plus mauvaises de toutes les
Citadelles sont celles qui sont en-tièrement enfermées dans les Villes ;parce que les Habitans peuvent leurcouper toute sorte de secours. C’estpourquoi s’il y' avoit un lieu émi-nent dans une Place il faudroit tou-jours faire la Citadelle à la maniéréordinaire, òc occuper cette éminen-ce par un petit Fort. II feroit bonqu’on pût .faire communiquer laCitadelle avec le Fort par une com-munication souterraine, a lin d’ypouvoir jetter du secours en casde besoin.
Si la distance étoit un peu tropgrande, on pourroit faire d’espaceen espace des petits postes ou re-doutes dans l’cntre-deux, qui fecominuniqueroient par des souter-rains. Mais cette précaution n’estpas absolument nécessaire, parce queles Habitans ne sont pas ordinaire-ment gens assez résolus, pour s’ob-stincr contre un Fort, qui peutrenverser leurs maisons par le ca-non & la bombe, & ensevelir sousleurs ruines leurs femmes, & leursenfans.
Par un nouveau Règlement du i.Août 1733. les Gouverneurs ouCommandans des Citadelles , Forts,ou Châteaux, quand même ilscom-nianderoient aullì dans les Villes ouPlaces, auxquelleslesdites Citadelles ,Forts ou Châteaux font attachés, nepeuvent en tirer la Garnison, 011partie d’icelle, fans un ordre exprèsde Sa Majesté, hors le seul cas d’u-ne nécessité urgente, pour la fure-té & conservation desdites Villes ócPlaces ; & alors les Gouverneurs& Commandans desdites Citadelles ,Forts & Châteaux, ne doivent faireou laisser sortir que le tiers de leurGarnison, sur les ordres, ou réqui-sitions qu’ils en reçoivent des Géné-raux d’armée, Gouverneurs, &Lieutenans-Généraux des Provinces,& Commandans desdites Places.
Le tiers des Officiers qui sont enGarnison dans les Citadelles, & qui
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