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Tome I.
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Clous plus grands pour lemême service.

Un Garde-Magazin, qui ne veutpas défoncer les tonneaux qui ren-ferment ces différentes sortes declous, pour en reconnoître la qua-lité, doit faire prendre de chaquebaril ou tonne, un clou de Pespécen’il renfermera, attaché au bout’une ficelle.

II y en a auíïì de différentes sor-tes pour Pusage des Vaisseaux. Lesclous font faits pour attacher unbois à un autre bois, c’est pour-quoi ils doivent en général avoirune fois plus de longueur quen’ontd’épaiffeur les bois qu’ils doiventclouer, & joindre ensemble. IIs’en trouve dans les Magazins duRoi de France, pour tout ce quiellnécessaire dans la Marine, soit pourjoindre des mâts de plusieurs piè-ces , pour assembler les pièces dugouvernail, pour clouer les borda-ges contre les membres, pendre Adoubler les matelets des sabords, &pour d’autres usages. Les pluslongs clous, dont les Hollandois seservent, ne passent guéres quinzepouces de long.

* C O B E S, c’est le nom que l’ondonne fur mer à certains bouts deGardes nommées auslì ancettes, danslesquelles on passe d’autres cordes.

COCARDE, estime touffe deruban, ainsi appellée, dit M. Bene-toh, par comparaison d’un Soldatainsi marqué à un coq à belle crête,qui tout fier de sa parure, en a ladémarche plus hardie.

Depuis que Pécharpe n’a plus étéen usage chez les François, c’est furles feutres ou chapeaux que leblanc national a paru, par le mo-yen des plumes, des cocardes, Ad’autres matières de cette couleur.

Depuis le régné de Louis XIII.la rose de ruban blanc au chapeaua été constamment la marque desGuerriers François, A cet ornementgalant A militaire est aussi de mode

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chez les Peuples nos Voisins, qui,à notre exemple, mettent des co-cardes de la couleur qui leur sertde livrée.

On ne sçait pas au juste le teins,où l’on a commencé à se servir deruban pour en faire des marquesde reconnoissance. On voit seule-ment que dans le duel, qui se fitentre les Seigneurs de Jarnac A dela Chateigneraye, en présence duRoi Henri II. les parens & amisdes deux champions, qui les ac-compagnèrent au lieu du combat,selon la coutume de ce tems , sedistinguèrent les uns des autres pardes rubans.de différentes couleurs.Ceux du parti de Jarnac en avoientde blanc A de noir, & les rubansdes autres étoient gris & bleus. Onles mettoit au chapeau, ou it laboutonnière du pourpoint, commecela se fait encore aux noces decampagne.

Tous les peuples de l’Europe ontprésentement au chapeau la couleurNationale , à laquelle ils se sontfixés. Les François ont du blanc,soit en ruban, ou en papier ; âcles autres comme les Allemands, lesAnglois, ou les Hollandois, ontdes rubans de couleurs, qui les dé-signent, ou bien mettent des feuil-les ou de la paille à leurs chapeaux,toutes matières leur pouvant serviren opposition au papier, dont nousnous servons le plus souvent, bien en-tendu qu’eux & nous, ne faisonsusage de ces matières communesque dans des cas précipités, qui nedonnent pas le tems de se pourvoirde cocardes de ruban.

Pendant la guerre commencéeavec le siécle où nous sommes, lescocardes dans les armées de France& d’Espagne combinées ensemble,étoient blanches A rouges. Cettederniere couleur est celle desEspagnols.

L’Electcur de Bavière qui pritparti avec nous dans cette guerre,

fai-