COI
584
583 C O H COI
asm de les équarrir. II y a d’au-tres cognées appellées par quelques-uns épaulé de mouton, à cause deleur grandeur, & d’autres petites,à la grandeur & à la pesanteur près,toutes semblables aux grandescognées, dont on peut se servir d’uneseule main. On les appelle de pe-tits bachetaux. Toutes ces sortesde grandes cognées ont le fer fortlong, & fort large, fait en queued’Hirondelle , avec un mancherond, aussi de fer évuidé dedans,niais qu’on allonge avec un manchede bois. Le fer de la petite cognéeà grand manche est assez court, âcseulement de trois ou quatre poucesde large au tranchant. Le mancheen est tout de bois, d’environ deuxpieds & demi de long. II fe metdans l’oeil de la cognée, c’est-à-di-re dans un large trou, qui traversetoute la longueur du haut du fer.La cognée est nécessaire dans l’Ar-tillerie de mer & de terre, pour laconstruction des Vaisseaux, affûts,dcc. voyez HACHE.
COHORTE : division d’unelégion Romaine. Ce tenue prisdes langues Orientales, passa dansla langue Latine, & même danscelle du Nord, pour exprimer uneassemblage de Combattans. De-làles Allemands ont fait leur Horte,ou Hourte , & les François leur Bé-Hourt. Les cohortes ont contenujusques à trois manipules , & dansles derniers tems de I’existence desLégions, elles pouvoient se compa-rer à nos Bataillons, & les Mani-pules à nos Bandes.
COIGNE'E, ou BECHE.Voyez outils à Pionniers.
COIN est un morceau de boisou de fer fort aigu, qui a une tê-te, & un taillant, & dont ou sesert pour fendre le fer, ou le bois.Le coin est composé de deux plansinclinés l’un vers l’auíre, & pourbien fendre, il faut nécessairementque l’angle en soit aigu. Plus san-
gle est aigu, plus l’esset du coin estconsidérable, par ce qu’il entre plu*facilement, à cause qu’il n’agitqu’en glissant contre les parties ducorps, qu’il sépare. Le coin reçoittoute la force de la percussion. Onemploie plus ordinairement le coinpour fendre, que pour lever descorps. II y a des coins de mât,qu’on fait de bouts de jumelles, ilstiennent de leur rondeur, & deleur concavité, & servent à resser-rer le mât, Iorfqu’il est trop au lar-ge dans l’étambraie du pont. Cescoins font traversés de cheville defer : il y a des coins d’arrimagepour mettre entre les futailles, enles arrimant, afín de les empêcherde rouler ; & des coins de chan-tiers, qu’on met entre les bins &la quille, lorfqu’on la pose fur lechantier, asm de les enfoncer àcoups de belin, quand on veut lan-cer le navire à Peau. On les metà cinq ou six pieds de distance.
COIN de MIRE, c’est uncoin dont on se sert pour élever laculasse du canon. II sert à pointerles pièces, c’est-à-dire, à les éleverà la hauteur où on les désire.
11 faut qu’il soit de bois dormeou de chêne, long de douze jufqu’àquinze pouces, large depuis sixjufqu’à huit, haut de huit à cinqpouces par la tête, réduits à un oudeux pouces par la queue.
11 y a fur les côtés une entaillepour mettre les doigts, afin de lesretirer ou avancer en pointant lespièces. On les assied fur la semelledes affûts. On y met souvent unmanche pour mieux servir, & quandon les veut hausser, on met dessousune calle de bois, qu’on appelle lechevet du coin de mire.
COIN, Cuneus des Anciens otil’embolon, est un ordre de Bataillecélébré dans l’Histoire ancienne.M. le Chevalier Folard, qui pencheà croire que ce n’est pas un Trian-gle, mais un Corps fur beaucoup