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Tome I.
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pas, & qu’il n’y ait point de con-fusion : & c’est à lili de dénoncer

ceux qui ne font pas leur devoirà cet égard. En Hollande, la qua-lité de Schout-By-nagt , est fixe,aullìles fonctions de cette Charge ne fontelles pas les mêmes en tout, quecelles du Contrt-Amiral , cependantcomme elle en approchent plus quedes fonctions d’aucun autre Officier,& que c’est en Hollande, commeen France le troisième Officier cnrang, on ne peut traduire plusconvenablement le terme de Con-tre-Amiral en Hollandois, que parcelui de Schout-by-nagt.

CONTRE-afproche: cefont des lignes ou des travaux faitspar des Assiégés, quand ils viennentar tranchées rencontrer les lignes'attaque des Aûìégeans.

On peut commencer ces lignesdans l’Angle saillant du chemin-couvert des demi-lunes de droite àde gauche du front attaqué, en leséloignant des attaques environ de50. à 60. toises. On les doit pro-longer autant qu’on le juge néces-saire pour découvrir l’ennemi dansses tranchées ou dans ses pa-rallèles.

Le parapet de ces lignes doit êtrefait avec une rangée de tonneaux,ou de gabions remplis de matièrecombustible, afin de pouvoir lesbrûler, en cas que l’ennemi voulûts’en saisir. Elles doivent être né-cessairement enfilées du chemincouvert, & de la demi-lune oppo-sée afin que si les Assiégez font ob-ligez de les abandonner, elles nepuissent être d’aucune utilité auxAssiégeans par l’esset du canon deses Ouvrages.

Ces lignes se construisent la nuit.On y met une rangée de Fusiliers,& on y place quelques petites piècesde canon pour enfiler le matin latranchée, & empêcher l’ennemi d’ytravailler pendant le jour.

L’Ennemi ne manque pas de fai-

re des retours pour s’épauler con-tre ces lignes de contre-approche enpoussant une autre pour la joindre.Par-ik il croit la rendre inutile ;mais cette ligne peut empêcher dumoins la Cavallerie d’agir contreles sorties, que le Gouverneur peutfaire fur la tête des attaques.

Outre cela, si on pousse une au-tre ligne de contre-approche pluséloignée, & plus étendue que laprémiere, elle sert au même usage,& rend à l’autre celui pour lequelon l’avoit construite. Son utilités’étend encore plus loin, puisquele feu de cette même ligne voyantcn flanc & de revers celle de l’As-siégeant, il l’empéche de causer au-cun dommage.

Si I’cnnemi à poussé sa tranchéeen ligne droite, & fort loin del’enfilade des travaux de la Place,s’il l’a assurée des redoutes de di-stance en distance, 011 doit obser-ver si les lignes d’entre deux fontvues, ou non de celles de contre-approche.

Si elles font couvertes, on cilfait une qui puisse les découvrir.Mais si outre les redoutes, les As-siégeans construifoient de grandesPlaces d’armes, il n’y a d’autre ex-pédient que celui de faire une gros-fe sortie, & de les attaquer à coupsde fusils & de grenades. Pendantce tems-la il faut d’autres détaciie-mens commandés à ce sujet, qui leschargent en flanc, & que le canon& la mousqiìeterie de la Placefassent sur les redoutes un feucontinuel.

C’est chez les Modernes, & nonchez les Anciens, qu’il faut cher-cher l’origine de ces chicanes har-dies & scavantes des Assiégés furles Assiégeans. On en attribuél’invention au Marquis d’Huselíes,depuis Maréchal de France k la dé-fense de Metz. M. le ChevalierFolard n’en croit rien, & il dit,que toutes les défenses où l’on a dit

que