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que de quelque coté que le Mineurouvre les terres, ou le mur,il voltpar tout des fentes, & des chemi-nées capables d’éventer fr poudre,& d’cn empêcher les effets : c’estpar ces fentes, qui vont jufqu’auxfondemens, & qui ont par toutdes issues eu arriéré, & des soupi-raux , que l’on tue souvent le Mi-neur, Á que l’on mouille avec del’eau tout ce qu’il a mis de poudredans fa mine.
11 y a deux fortes de contre-mi-na. Les unes fe font en construi-sant la place : ce font des galeriesvoûtées de six pieds de hauteur furtrois ou quatre de largeur, on lesappelle galeries majeures. Les au-tres contre-mines fe font en tems desiège, & l’on n’y va qu’à genoux,ou en fe baissant, on les appelleRameaux.
Les contre-mines de la Place fontfabriquées fous le terre-plain durempart à niveau du fossé, 011 yentre par les gorges des bastions,elles font éloignées de dix pieds durevêtement, auquel elles font pa-rallèles, & avec lequel elles ontcommunication, par des rameauxde distance en distance. Ces sortesde rameaux font de même matière,& dans les mêmes proportions queles galeries majeures.
Des contre-mines de la place ondescend dans les caponnieres, &puis on remonte dans les contre-mi-nes du chemin-couvert, d’où l’onconduit des rameux vers la campa-gne, qui fervent en tems de siège,pour faire des fourneaux ou petitesmines, qui enlèvent les travauxdes Aífiégeans, & qui en retardentles approches. Dans les Places, oùil y a des contre-mines , il y a desMineurs, ou du moins on en faitvenir lorsque la Ville est menacéed’un siège.
*CONTRE-poseur, termed’art. C’est le nom d’un Ouvrierqui aide au Poseur de pierres, c’est-
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i-dire, à celui qui les réçoit, dela grue pour les placer en al-lignement.
C O N T R E - QjU E U E d’yrondeest une pièce détachée faite en te-naille simple, plus large du côté dela place, c’est-à-dire, vers fa gor-ge, que vers la campagne. Lesailes de la Contrequeue ne font pas sibien flanquées du corps de laplace, que le font celles de laQueue d’yronde.
*CONTRE-ç>uii.le ou Car-lingue , c’est la pièce de bois d’unVaillèau, la plus longue & la plusgroíle du fond de Cale dc qui lie lesVarangues avec la quille.
CONTRESCARPE est, àproprement parler, le talus, ou lapente du folié, qui régarde la pla-ce. Mais souvent sous ce nom l’oncomprend ce même talus, le che-min-convert, & le glacis. Et c’estdans ce dernier sens que l’on dit,on attaque la contrescarpe , on in-sulte la contrescarpe , on s’est logéfur la contrescarpe. Voyez. C H E-MIN-COUVERT.
* CONTR’ESTAMBORD,c’est la pièce courbe dc triangulaired’un Vaillèau par laquelle l’éstam-bord est lié fur la quille , commela Contr'éjìrave lie la quille &l'estrave.
*CONTR’ ESTRAVE. Vo-yez CONTR’ ESTAMBORD.
* CONTRE-Tems ; En ter-mes d’éfcrime, c’est une faute desdeux combattrais, qui Rallongeanten même tems, fe portent le coupfourré également funeste à l’un& à l’autre.
C O NT R EV ALLA T IONest un folié bordé d’un parapet, quel’Assiégeant fait pour fe couvrircontre les sorties de ceux dela place.
Les contrevaìlations font dc mêmequalité que les lignes, excepté quele profil n’en est pas si fort. Ellesne l'ont pas à négliger, principale-ment