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Tome I.
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cinq pieds de large, & près de deuxmille pieds de long.

CORDIERS : une infinité deCordiers travaillent pour l’Artille-rie. Mais il y en a un à Paris,qui jouit des Cazemattes, qui fontfous cette piéce de fortification deP Arsenal, qui donne fur la rivierede Seine au bout; du Mail, avec laliberté de faire travailler à côté dumême Mail, & fous les murs del’Arfenal, à condition par lui d’ètretoujours en état de fournir en touttcms des cordages pour les équipa-ges d’Artillerie.

CORDON, est une bande depierres, qu’on met où finit la mu-raille, & où commence le parapet,elle régne tout autour de la place,ou autrement: une saillie ceintréede 10. à 12. pouces de diamètre,qui régne tout à P entour despièces de fortification à la hauteurdu rempart.

CORIDOR, est le chemin cou-vert, qui est fur la contrescarpe,autour de la place entre le fossé, &la palissade. Ce mot vieillit : voyezCHEMIN-COUVERT.

* CORMIE'RE, c’est la partied’un Vaisseau, ou la piéce de boisqui forme le bout de la poupe.

CORNE ou ouvrage à corne,est un dehors, ou une piéce déta-chée, dont la tête est fortifiée dedeux demi-bastions, ou épaulemensjoints par une courtine, & fermésde côté par deux ailes, qui font pa-reilles l’une à l’autre, & qui fevont terminer à la gorge del’ouvrage.

CORNE à amorcer : c’est unegrosse corne de bœuf qu’on remplitde poudre fine pour amorcer les ca-nons, elle est garnie de liège oud’un autre bois.

* CORNE'E, les Artificiersnomment ainsi la CueiUicre à char-ger les cartouches. Elle doit être de lagrandeur de contenir autant de com-position qu’il en faut pour remplir la

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hauteur d’un demi - diamètre exté-rieur de la Fusée, étant réfoulée;on la fait ordinairement de cuivreou de fer blanc. Son diamètre estcelui de Pintéricur du Cartouche.

C O R N E Tl’E - BLANCHE.Avant que de parler de la cornette-blanche , donnons Pétymologie decornette. Le mot vient de celui decorne. L’Auteur des Commentairesfur les Enseignes, dit qu’il pourroitaulsi venir de celui de couronne.Ces deux mots, dit-il, font égale-ment propres à exprimer ce qui està la tête, ou ce qui fe met à la tètede quelque chose. Cornua aciei, oucorona aciei, présente la même idée.Les anciens difoient la corne d’unearmée, pour en dire la tète: d’unautre côté la couronne a toújbursété une marque de tête & outre ce-la une marque de grandeur & d’é-levation. Une enseigne de Guerreest une marque élevée, elle est fai-te pour être à la tête des soldats,qui font la force & la gloire d’unEtat, de-là le mot de cornette peutégalement bien venir de l’un desdeux mots. Ils ont même une espè-ce de sinonymité entre eux. Voilàfur ce mot le sentiment de P Auteurci-dessus cité.

Sous les régnes de Charles IX. deHenri III. & de Henri IV. il estfait mention de la cornette blanche,comme de l’Etendart Royal, ou dumoins, qui étoit le premier Eten-dart de l’armée.

La cornette, en matière de guer-re, fut d’abord une efpéce d’orne-ment qui se mettoit quelquefois furle casque, principalement dans lescérémonies publiques, où l’on pa-roissoit en habillement de guerre.On appella ainsi cet habillement detête, parce qu’il étoit mis par-dessus le casque, ou par-dessusla salade.

Comme le mot de Pennon étoitsuranné, depuis qu’il n’y avoit plusde Chevalerie Bunnerette dans les

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