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quetaires du Roi, dans les Dra-gons, & dans les Chevaux-Légersde la Gendarmerie. II n’y a pointdans les Gardes du corps d’Etendartfous le nom de Cornette, parce queces Compagnies, du moins les troispremières ont été créées, avantque le terme de Cornette, pourlignifier un Etendart, fût en usageen France. La Cornette n’est quedans la Cavallerie légére, & dansles Trouppes de Cavallerie, qui nefont point sous la juridiction duCclonel Général de la Cavallerielégére. Cette espèce d’Etendart adonné le nom à celui, qui le porte ;car on dit la Cornette pour signifierPEtendart, &te Cornette pour signi-fier l’Officier qui le porte.
Le Cornette dans les Compagniesde la Cavallerie légére est le troi-sième Officier. Dans les autrescorps , où il y a sous-Lieutenans,& Enseig n es .avec le Cornette, celui-ci est lc <pj|triéme. Le Cornettedans un combat a fa place au milieudu prémier rang de í’Escadron, oùil doit plutôt périr que de se laisserarracher son Etendart. 11 y va deson honneur & de celui de soncorps. Le Cornette est de la nomi-nation du Roi. II a une botte fai-te exprès pour recevoir le talon dela lance de l’Etendart, & une échar-pe , pour se rattacher au corps, depeur qu’on ne le lui enleve.
L’Etendart, auquel on donne lenom de Cornette, est une pièced’éfosse de taffetas d’environ unpied & demi en quarté, fur laquellefont brodées les armes, les devises,& les chiffres du Prince ou du Me-ftre-de-Camp. Cet Etendart est aubout d’une lance longue de huit àneuf pieds. En campagne on atta-che à la Cornette une espèce d’é-charpe de taffetas blanc, qui est lacouleur de France, c’est pour quel’on distingue de plus loin l’Eten-dart, & que les Cavaliers puissents’y rallier. En 1668. les Cornettesfurent supprimés, Louis XIV. n’en
retint que deux fur pied, à fçavoircelui de la ; Compagnie du ColonelGénéral de la Cavallerie légére, &celui de la Compagnie duMestre-de-Camp Général. Mais les autres ontété rétablis en 1672..
CORNETTE fur Mer: c’estun Pavillon quarté, & blanc, quimarque la qualité ou le caractère duChef d’Efcadre, qui le porte augrand mât, quand il a le Comman-dement en Chef ; & il ne le por-te , qu’au mât d’artimon, quand ilest en Corps d'Armée. La cornettedoit être fendue par le milieu desdeux tiers de fa hauteur, &- sonbattant doit avoir quatre fois lahauteur du guindant. Les Holian-dois ne se servent point de cettesorte de Pavillon.
* CORNIER, se dit des pila-stres placés dans une encognure : ilfe dit-auiïì des poteaux qui sont dansles angles des panneaux de charpen-terie. On appelle jointure cornièrele canal de tuile, d’ardoise, ou deplomb qui est le long de l’angle queforment deux toits.
CORPS, les six vieux Corpsd’Infanterie, ainsi appellés parcequ’ils sont de la plus ancienne créa-tion, sont Picardie, Piémont, Cham-pagne, Navarre, Normandie, &IaMarine. Ils ont les prérogativesd’honneur, & de commandement,fur les autres Régimens d’Infanterie.La création des six petits vieuxCorps, ou de six petits vieux Ré-gimens a suivi le terns de la créa-tion des six vieux Corps. Ils n’ontpoint de noms fixés, à la réservéde Bourbonnais, d’ Auvergne , & duRoi, Infanterie. Ils prennent lenom des Colonels, qui les com-mandent, ou de quelque Province.
CORPS de bataille est le grosde l’Armée, qui marche entre Pa-vant & l’arriere Garde.
CORPS de Garde, est un po-ste quelquefois couvert, quelque-fois découvert, destiné pour mettre
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