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qu’íls nommèrent Koszotxy, dignitéL titre qui subsiste toujours, & unKoszowy mort, ils ont soin d’enélire un autre de la nation, auquelils ont le pltris de confiance.
Au commencement ils furent par-tagés en quarante Korzens ou Corps,composés chacun de mille hommes,qui formoient comme autant de Ré-gimens. ChaqueitorifH avoit son Poì-kovonik ou Colonel', & dix Sotniksou Capitaines , qui se trouvoient ala tête d’autant de Compagnies. Lemême arrangement subsiste encore,mais le nombre des Korzens a ex-trêmement diminué depuis que laRussie est dans le goût d’en avoirtoujours un corps nombreux de Co-saques dans ses Armées, lorsqu'el-les agissent ; & l’on a remarquéque dans la derniere guerre avecles Turcs, on en a compté à peinecinq mille dans les Armées de ladite Puissance.
Les Cosaques font bien montés,en partant de-chez-eux, mais fi leurschevaux crèvent, ils les rempla-cent comme ils peuvent dans lesProvinces où le fort de la Guerreles fait aller. Leurs Armes ordi-naires font une Copiò ou Lance, &un Samopal ou fusil raie.
Ils étoient à leur institution fousla protection de la Pologne, qui lesemploioit avec avantage dans lesguerres où elle se trouvoit engagéede tems à autre avec les Turcs &les Tartares. Mais, dans la fuite,se croiant traités avec trop peu deménagement, en égard aux servicesqu’ils rendoient .'1 la République,ils passerent fous la protection duGrand-Seigneur, & puis fous cellede la Russe, où ils se trouvent en-core. Dans les Guerres des Mosco-vites avec leurs voisins, ils font ob-ligés de suivre,* ou plûtòt de précé-der les Armées de Russie, où ils fi-gurent _sous le nom de Trouppesirréguliéres.
Avant l’époque de cette nouvelle
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sujétion ils n’avoient point d’habLtation fixe. Les Korzens ou Régi-mens en changeoìent à leur gré,dans les vastes contrées de l’Ukrai-ne inculte, qui étoient à leur dis-crétion. Le premier endroit, qu’unKorzen ambulant trouvoit à sa bien-séance, il y bâti doit des abris oulieux couverts, que les Cosaquesappellent des Szpes dans leur lan-gue, & dans lesquels ils habitentpêle-mêle. On leur y sert le man-ger en commun dans des huchesque l’on place pour cet effet aucentre des Szapes.
Les endroits où ils plantent ainsile piquet pour un certain teins, s’ap-pelloient des Siccz des ce teins - là,& ce ternie, qui, en Langue Cosa-que signifie Abattis,pmoh indiquerqu’ils se fortifioient dans leurs Sicczpar des Abattis d’arbres. C’est de-làqu’on les appelle aussi, dans lespais du voisinage Cosaques du Siícz,quoiqu’ils soient plus connus ailleursfous celui de Zaporow.
Depuis que ces Cosaques fontpassés fous la protection de la Rus-sie, ils ont établie leur Siccz dansles Steps ou plaines incultes entre legrand & le petit Ingue, rivièresdont l une va se perdre dans le bogou Boug, & l’autre dans le Pont-Euxin. Ils s’y font retranchés, mo-ïennant une enceinte qui consistedans un large fossé òc un rempart,que l'on a eu foin de garnir dedistance à distance, de petits ca-nons. La Russie y entretient tou-jours un Régiment d’Infanterie ré-gulière, dont le Chef est comme lesurveillant des démarches & desactions de cette tumultueuse milice.
Quoiqu’ils confessent la Religiondominante des Moscovites, le chri-stianisme est assez en friche parmieux ; leurs Pepes ou Prêtres n’é-tant pas plus éclairés que le gros dela Nation. La férocité paroît furson trône dans le Siccz, & aucunefemme n’y est soulferte, sous peineZ s d'éue