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de pain,’ Ics convois, & les mou-tures des grains,
11 doit toujours faire la fourni-ture d’avance au moins pour qua-tre jours. 11 commande à tous ceuxqui sont préposés pour la conduitedes équipages & chariots de ceCorps, lesquels ont un Chef parti-culier sous le titre de Capitaine-Gé-néral, qui reçoit f ordre du Dire-cteur, & le diltribuë à ceux qui luisont subordonnés.
Ce DireBeur a fa caisse óc sonParc, où P Infanterie fournit unegarde, telle que le Général l’ordon-ne. Elle est ordinairement de tren-te hommes, commandé par unLieutenant, & les Régiuíftis qui nemontent point la [garde chez les Gé-néraux, la fournissent tour à tour.
8a table, qui est de quinze ouvingt couverts soir & matin, est desmieux servie de l’Armée, & est en-tretenue par.la Compagnie des En-trepreneurs Généraux.
11 a auprès de lui un Trésorier,un Seeretaire, trois Commis Haut-le-pied pour porter les ordres, &un Aumônier, pour dire la Messedans le Parc. , 0 -
I.a relation continuelle que leDireBeur-Général des Vivres a avecl’Intendant d’Armée, fait q u’il estaverti au juste du jour que lesTrouppes commencent à s’assem-bler , c’est pourquoi auffi - tôt qu’ilen a reçu avis, il fe rend, avectous ses Commis, ses Boulangers,ses ustensiles, ses ouvriers, dans laPlace d’où l’Armée doit tirer fa sub-sistance.
II y établit le Commis - Généraldes Travaux , & lui ordonne laquantité de pain qu’il doit faire,jour par jour, suivant l’arrivée dechaque Régiment au Camp; ce quilui est marqué par un état que leGénéral de l’Armée lui remet, &il sc régie dessus pour la distribu-tion, conformément aux revuesdes Commissures des Guerres, car
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ce n’est que fur leurs extraits queles Trouppes font payées.
Quand il arrive au Camp, la pré-miere chose qu’il fait, après avoirété recevoir les ordres du Générald’Armée, c’est d’aller visiter leséquipages, & de sc faire rendrecompte du pain qui est dans lescaissons, asm de prendre ses mésu-ces justes pour en faire la quantitéqu’il doit en avoir. II écrit conti-nuellement à ce sujet au Conimis-Géne'ral des Travaux, & quand ily a quelque chose de pressé, il luienvoyé des Cottriers.
11 a l’entrée libre à toute heuredans la tente du Général d’Armée;mais il n’y va point dans les temsextraordinaires, qu’il n’ait quelquechose de conséquence à lui propo-ser. Quand le Général lui donnedes ordres extraordinaires, commede faire transporter beaucoup defarines en certains lieux, faire dupain plus qu’il n’en faut , rompredes travaux qui marchent, en éta-blir de nouveaux, & autres chan-gemens semblables ; il fait ses re-montrances , si la chose est dange-reuse, & si elle tourne au désavan-tage des Entrepreneurs, afin qu’ons’en souvienne.
Le DireBeur - Général des Vivresdoit, autant qu’il le peut, assisterà l’exécution de ses ordres, aller aufourrage quand il en a le tems, pourvoir de quelle maniéré on s’y com-porte, il considéré la marche desconvois, il visite les travaux dupain,s’ils sont près du Camp; maisil ne s’éloigne jamais de l’Armée fansle congé du Général.
II doit encore s’appliquer à con-noître les bons & les mauvais Ca-pitaines , les Commis & les Conducteurs, afin de déposer les uns, &de faire avancer les autres, suivantleur mérite, & pour les contenirtoujours dans leur devoir, il tientsévèrement la main à ce que les Re-glemens qu’il a donnés ou fait don-ner