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court en droiture de l’une hl’autre.
DIVAN, chez les Turcs est pro-prement le Conseil de Guerre del’Infanterie Capiculy. II se tient enparticulier dans le Palais du sanizer-j 4 ^azy , & on traite des opérationsmilitaires de ce Corps, ou de cequi regarde la discipline, les récom-penses & les châtimens des Soldats.II y a ensuite un Grand Conseilqui se tient dans le Serrai! du GrandSeigneur, où tous les Généraux ontleurs places marquées.
DIVERSION n’est autre cho-se que différentes attaques faites endifférens endroits, à dessein d’obli-ger l’ennemi à partager ses forces,ce qui le rend par conséquent plusfoible. Pour tirer de la diversiontout l’avantage possible, voici lesmaximes qu’on peut observer. IIfaut qu’un Etat soit plus fort quecelui de f ennemi, car il est naturelde défendre le sien avant que d’at-taquer celui d’autrui.
Que le païs qu’on attaque par di-verson, soit facile à envahir, quela diversion soit vigoureuse, &qu’elle se fasse dans une partietrès-fensible.
Qu’elle soit accompagnée de bon-ne fortune, ce qui est une fa-veur du Ciel.
La plus célébré diversion qu’onlise dans l’Histoire, est celle queScipion fit en Afrique , tandisqu’Annibal faisoit la guerre en Ita-lie. La diversion que l’Armée deI’Empereur & celle des Alliées, sitaux Suédois l’an 1659. n’est pasmoins digne de remarque.
Les Impériaux étoient dans leJutland, & faisoient tous leurs ef-forts pour passer dans l’Isle de Fio-nie, ou de Fuhnen, pour combat-tre l’Armée que le Roi de Suéde yavoit sous la conduite de CharlesVrangel , Grand - Amiral, desseinimportant ác d’une conséquence
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extrême, mais aussi difficile quemagnanime.
On avoit à passer la mer,. & àsurmonter au-lieu de parapets unelage toute couverte de forts, & deatteries, & défendue par un en-nemi rangé en bataille. II falloitdépendre du soude des vents, & seservir de vaisseaux, dont les Pilotes& les Capitaines ne concouroientpas de bon cœur à cette en-treprise.
Les Impériaux la tentèrent à di-verses reprises avec beaucoup devaleur, ils furent repoussés de mê-me. Le moyen de Rapprocher dela Fionie étoit de s’en éloigner. Lavoie la plus courte étoit de faireun circuit de cinquante lieues : laporte pour y entrer n’étoit pasMiddelfarth, mais la Pomeranie.Us y marchèrent, passerent la Pêneen plusieurs endroits. Ils empor-teront d’abord les forts deDamgart,Trubsée, Loetz, Treptow, dt en-suite plusieurs places fortes. Ilscoururent le long de la Mer Balti-que jusque sous Stralsund, Wolgast,Anclam, &c.
L’éclat de la foudre tira tout d’uncoup Vrangel de la Fionie, il vinten hâte avec quelques Trouppes ausecours de la Pomeranie. Mais fesforces ainsi divisées ne suffirent nipour défendre la Pomeranie, ni pourgarder la Fionie, qui se trouvatellement assoiblic par ce détache-ment, que les trouppes des Alliésrestées derrière, trouvèrent moyend’y entrer, d’y défaire l’ennemi, &de l’obliger de fe rendre à discré-tion, âc celles qui étoient entréesen Pomeranie la réduisirent en telétat, que si la paix ne fíit surve-nue, on l’auroit bientôt toute re-conquise, ck tout cela fut l’essetd’une diverson.
DIVISION d’un Régiment,oud’un Bataillon, qui marche ou quidéfile, e’est une partie de l’un ou
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