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frage & d’un débris de Vaisseau.Droit d’ancrage, c’est ce qui sc payepour droits d’ancrage, de convoi,de havres, &c. Avant que de mettreà la mer on ne manque pas de sc pour-voir des quittances de droits d’ancra-ge, de convoi & de havre, & de tousles droits & traites qui sc levent.
DROITURE : aller en droi-ture ; faire fa route en droiture,c’est naviger en droite route, fanscourir fur des croisières, fans relâ-cher, fans faire escale, ni mouil-ler dans les Ports, à côté de la tra-versée qu’on fait.
* DROITURE de l’Orillon;c’est le nom de la ligne opposée à labrisure de la Courtine, & qui con-court avec elle à la formation du'flanc retiré. Quelques AuteursPont nommée brisure de l’orillon,mais improprement. Mr. de Vau-ban 11’en admettoit point dans sonpremier fistéme. Sa longueur est de4. ou toises, comme celle de labrisure de la Courtine.
DROSSE, ce sont les cordagesou palans, qui fur mer fervent àapprocher ou à reculer une piéce decanon de son sabord. Les deuxbouts de la drosse tiennent des deuxcôtés à deux boucles, en forte quela piéce de canon ne puisse reculerque jufqu’à demi tillac.
DROSSE se dit ausli d’un cor-dage qui serre le ra c âge de la vergued’artimon ou des autres vergueslorfqu’il s’y en trouve.
DUNES font des hauteurs oumontagnes de fable, fur le bordde la mer.
DUNETTE, en terme de Ma-rine , est le plus élevé des étages oudépartemens de l’arriere du Vaisseau,& sert de poste au Maître & au Pi-lote. Dans les Vaifléaux de Guerre,il y a toujours de nuit une Sentinellefur le plus haut de la dunette, pourrépondre aux rondes & aux visites,qui font faites parles Officiers & parle Major, d’heure en heure.
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E A U. La bonté des eaux mé-rite beaucoup de considéra-tion. Un Camp doit êtretoujours voisin des rivières, ou desruisseaux, car les eaux coulantesfont les meilleures, & les plussaines.
Si on sc trouve proche d’un ruis-seau, on empêche qu’on en interrom-pe le cours, & autant qu’il se peut,on n’y jette rien, qui gâte, ou quicorrompe Veau. Le voisinage desrivières n’engage pas à tant de foins,parée que les eaux ne peuvent êtredétournées, que par des travauximmenses. II suffit d’en rendre lesabreuvoirs aisés.
On n’a recours à l’arméeà l’ufage
EAU
des puits, que lorsque les eaux cou-rantes sc trouvent trop éloignéesdes Camps. Ces eaux-W ne font passi saines que les autres, & ne peu-vent même être si claires.
EAU, faire eau, & faire de Peau,font deux choses différentes.
Faire de Peau , ou faire aiguade,c’est se fournir 1 Peau douce pour laprovision d’un vaisseau. Faire eauc’est puiser, & être gagné de Peau,qui entre dans le vaisseau par quel-que débris, ou ouverture.
EAU: percé à Peau, vaisseaupercé à Peau , qui prend l’eau pardes ouvertures proches la caréné,c’est-à-dire, par les parties du bor-dage, qui enfoncent en Peau.
EAU: