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Tome I.
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accommode la morue pour sécher.Echafaud ce mot se dit encore del’assemblage de plusieurs pièces debois & de planches que l’on suspendavec des cordes fur les côtés duVaisseau pour y charter ou calfa-ter. On en fait aussi avec des tra-versins, des acores & des planches.

E C H A N C R E': girouette échan-crée, c’est-à-dire , qui est coupéeen ligne courbe, ou fendue par lemilieu, & qui a deux pointesvers le bas.

ECHANTILLON est un aisgarni de fer, par un côté, que l’onarrête fur des chantiers, & qui sertà former les moulures des pièces decanon fur la terre molle, qui cou-vre le trousseau, en le tournant àméfure par i;n moulinet, qui estaubout du trousseau.

ECHARPE: ornement deguerre : avant que l’uniformitédes habits pour la Milice parut, unCavalier, & un Soldat fe montroitavec deux écharpes de différentescouleurs, qui fe croisaient devant& derrière, pour faire connoîtrela nation, & la trouppe, dont leGuerrier étoit.

Outre ces deux écharpes, un Sol-dat avoit encore deux autres bandes,l’une appellée baudrier, qui soûte-noit son épée, l’autre qui servoitde fourniment. Celle-ci étoit gar-nie tout au tour de petits étuis, con-tenant chacun une charge de fusil.

Le Cavalier avoit une bandou-lière, laquelle foútenoit le mous-queton. Ces deux bandes sé croi-saient , & tous ces ornemens succé-dèrent à la ceinture militaire, dontj’ai parlé.

Quant à Pécharpe, celle des Fran-çois , étoit blanche. Les Officiers,aussi bien que les Soldats la por-taient du tems de la Ligue. CharlesIX. & Henri III. la portoient rouge,& les Huguenots la portoient blan-che. Tantôt on la mettoit en bau-drier, & tantôt en ceinture. Du

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tems d’Henri IV. de Louis XIII. ékau commencement du régne deLouis XIV. on la portoit en bau-drier. Cetie écharpe étoit uneétoffe de foie.

Vécharpc militaire a duré pluslong-tcnis chez les Etrangers quechez nous. Dans l’Infanterie Alle-mande outre l’uniformité de Régi-ment, les Officiers sont encoredistingués des Soldats par une échar-pe de foie, qu’ils mettent fur l habitd’Ordonnance, quand ils font deservice, ce qui les distingue bienmieux, que le seul hausse-col, quiest une marque équivoque, puis-qu’étant celle d’Officier en Général,elle est propre à toutes nations, &ainsi ne sert à rien, quand il s’agitde distinguer un Officier de par-ti contraire.

L'ccbarpe Allemande a cela de sin-gulier, c’est qu’on ne fçait fi elledoit être regardée comme nationale,ou comme servant simplement àl’uniformité particulière d’un corps ;parce que les Armées dcPEmpireétant composées de Trouppes dediíférens Princes, qui chacun fontSouverains, l’ccharpe des Trouppesde chacun de ces Princes est biennationale pour ces Trouppes en par-ticulier, mais ne l est plus quandles Trouppes de plusieurs de cesPrinces font jointes ensemble, caràlors il faut avoir recours à uneautre désignation plus générale, quiest celle dont toute l’Empire faitchoix, laquelle fe porte au chapeau.

J’oubliois à dire que le Soldatportoit deux écharpes, l’une natio-nale, qui ne resta plus qu’aux En-seignes , où on l’avoit encore fousle nom de cravatte, ôc Pautre d’u-niforme particulier qui dura jusqu’àla bataille de Stinkerque.

ECHARPE, tirer en écharpe ,battre en écharpe, est celle qui batun corps obliquement, par bricoles,de travers, ou de côté. Les flanc*de la conílrucìion du Comte de Pa-

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