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Tome I.
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907-908
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valleric, éloignée du lieu oii passele Convoi , cachée ou dans un boisou derriere un rideau. Elle doitêtre séparée en plusieprs Corps.Les gros chargent l’escorte, les pe-tits de tel lent promptement, pren-nent les devans dans la retraite, &tout le reste de la Cavalerie se re-joint pour assurer le butin, & leramener en sûreté.

Comme i’avantage de ï’enlevementd'un Convoi, soit de vivres, soitde munitions de guerre, ne consi-ste qu’à ôter à son ennemi les vi-vres ou les munitions de guerre,dont le Convoi est chargé, il suffitpresque toûjpurs d'en emmener leschevaux, & d’en brûler 011 rompreles Chariots, autant qu’il est possi-ble de le faire. M. de Montecuculien 1673. enleva un Convoi de painqui sortoitde Wirtzbourgpourl’Ar-mée de M. le Maréchal de "Euren-ne, & le Général ennemi le forçapar-là à abandonner la Franconie,pour aller chercher du pain à Phi-lisbourg.

ENLEVF.MENS de four-ra G e u R s, d- de PAT U R E U R Sd’une Armée, se font ou en détail,ou en général.

Si c’est en détail, cela s’exécutepar de petits Partis, qui à la faveurdes pays couverts pénétrent dansles fourrages ou pâtures, & enlè-vent quelques chevaux. Cet avan-tage n’elì pas considérable, parceque ces pertes font aisément répa-rées, pourvu qu’elles n’arri vent pastrop souvent par négligence.

II n’en est pas de même desgrands fourrages, dont l’enléve-nient met souvent une grande quan-tité de Cavaliers à pied, & dimi-nue considérablement un Corps en-tier de Cavalleric. Mais commeles précautions de l’Arméequi sour-is âge, font plus grandes, en ce casIon attaque lesdits fourrages avec[plus de force & de précaution : onBe régie pour exécuter ce dessein fur

la connoissance exacte du Pays, oùse fait le fourrage, & fur la force& la disposition de son escorte, qu’ilfaut attaquer avec un Corps fortsupérieur, qui l’oblige à abandon-ner les Fourragent*, dont on ra-masse ensuite les chevaux avec desgens détachés, qui font destinés àcet usage.

O11 n’attaque jamais de Fourra-geurs que lorsque les Cavaliers fontoccupés K lier leurs trousses &. queles chevaux paissent.

Ceux qui sont chargés de ramas-ser les chevaux, ont dequoi couperles longes, avec lesquelles les che-vaux , qui pâturent font empêtrés,& même des fouets pour les chasserdevant eux, parce que les chevauxse suivent les uns les autres.

ENLEVEMENT des Gardes:elles ne font pas souvent d’unegrande utilité, & ne font que del’cclat pour ceux, qui les font, par-ce que cela présuppose toujours dela vigilance de la part de Penneini,& de la négligence de le part de POs-sicier qui est de garde, ou incapa-cité de celui qui l’a posté.

11 y a différentes maniérés d’en-lever les Gardes. Les Gardes fixes,qui font celles d’infanterie, s’enle-vent difficilement, à moins d’uneexcessive négligence de la part del’Officier qui íes commande, ouqu’elles soient à une trop grandedistance de l’Armée, ou des autresPostes, qui les doivent protéger.

La maniéré d’enlever ces Gardesfixes est d’avoir bien fait reconnoí-tre, quand on les veut attaquer,leur situation par des espions, &les précautions qu’elles prennent,ou négligent pour leur fureté : cequ’on exécute, quand on est bieninstruit, la nuit, ou à la pointe dujour. On les enlevs rarementquand on ne peut les attaquer quepar leur tête. II faut pour réussirdans cette espece d’entreprise lespouvoir attaquer par derriere.

Quant