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Tome I.
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955-956
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gardes dans les dehors, d’avoir despartis qui battent l’estrade pendantla nuit, & de faire observer ladiscipline ix Tordre des gardes, soitdans la Tlace, soit dans les dehors.Avec ces précautions, on est pres-que sor que TKnnemi ne formerajamais de semblables entreprises,ou du moins on se trouvera en étatde lui faire payer bien cher, s’ilen avoit la témérité, ce que Tonne voit plus arriver, depuis qu’ons’estavifé d’y pourvoir, comme nousvenons de le dire.

ESCALADE des Anciens. LesEscalades sont fort communes dansTAntiquité reculée, comme dans lamoyenne, & mème du tems de nosl'eres, mais elles ctoicnt dangereu-ses, parce que la difficulté de ladescente de Tautre côté du mur, quin’étoit pas terrassé, surpassait infi-niment celle qu’il y avoit à mon-ter : car quoique les Assaillansbordassent la contrescarpe de leursArchers & de leurs Frondeurs, pourne'toyer les défenses, & empêcherqu’aucun ne parût pendant qu’onappliquoit les échelles, cet avanta-ge étoit peu de chose , car dès«ju’ils étoient arrivés au haut deséchelles, les Archers & les Fron-deurs étoient inutiles, ainsi que lesautres machines de Campagne,qu on faisoit avancer aux insultesdes Villes.

Les Assuillans trouvoient 'dors àqui parler, pour peu que la Garni-son sentît la grandeur de ses avan-tages : car il n’étoit pas mal aiséde repousser de pied ferme, desgens qui sont chancelans fur le hautd’une échelle, fur laquelle il fautpourtant qu’ils combattent, c& qu’onpeut renverser aisément en voulantgagner les derniers échelons pourfranchir le rempart : ce qu’on nesçauroit faire , & se défendre enmême tems contre les coups qu’onnous porte, qu’on ne sçauroit gué-t es éviter, ni fraper avec avantage ;

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& si Ton se dispense de se prendreau parapet ou au bout de Téchellcqui le surpasse, il faut du-nioinsuneviolente secousse, & beaucoup d’a-dresse pour monter dessus.

Ceux qui se défendent n’ont à fai-re qu’à un Soldat, qui est le pre-mier monté au plus haut de l échel-le, & celui-ci ne peut être soutenu,ni défendu de son Camarade, quimonte derrière lui, de sorte qu’onne peut le servir du nombre dansles Escalades. II y a des résistancesdans l’Hiítoire contre des Escalades,qu’on ne sçauroit trop admirer.Les Anciens, contre les Escalades,sc servoient de grosses & longuespoutres cylindriques, qu’on jettoitd’en haut, qui coulant à roulantfur les échelles, menoient en bastous ceux qui étoient dessus & lesécrafoient dans le fossé, emportanten même teins tout ce qu’clles ren-contraient en leur passage. Ils feservoient encore de tonneaux rem-plis de terre, qui coulant fur leséchelles, tomboient dans le foliéavec un fracas épouvantable, lansqu’on pût les éviter.

L’entreprisede Beauvais par Char-les, Duc de Bourgogne en 1472.que nos Hiiloriens qualifient dunom de Siège, 011 d’Assaut, sotune insulte, ou une Escalade, danstoutes les formes. L'Escalade d’An-drinople par les Gots, est une desplus fameuses dont T Histoire fassemention. L’Histoire parle de plu-sieurs Escalades environnantes , quine finissent que par la prise de laPlace.

ESCALE, est une machine donton sc sert pour appliquer Je pétard.Voici comme elle sc construit. Onfait un brancard, composé de deuxpièces de bois écartés Tune d’autreun peu moins que le madrier du pé-tard n’a de largeur. Leur longueurest égale à la largeur du fossé, &leur force doit être proportionnéeau poids du pétard.

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