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Tome I.
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1089-1090
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peser 2000. Livres, ce qui fait5500. Livres ; ainfi le Four pèlera1000. Livres de moins qu’une voi-ture de roullier.

Les Boulangers peuvent cuire auFour du Sr. de Lavault, en vingt-quatre heures seize fournées, à 200,Rations chacune, ce qui fait pen-dant les vingt-quatre heures 3200.rations, & le four est en état decuire aufïìtôt que le Camp estmarque.

Le Sr. de Lavault estime que cha-que Four travaillant continuelle-ment peut durer huit Campagnes,d’autant que le feu que l’on y faitest doux, óc 11’en rougit jamais leparois : parcequ’il ne faut qu’unfeu modéré pour le chauffer. IIfaut six chevaux pour le tirer, &il pourra coûter deux mille quatrecens livres.

Les Fours portatifs peuvent en-core être très-utiles, en les faisantde moienne grandeur, pour lesCuisines des Officiers, dans les Vais-seaux & dans les Colonies.

Ces Fours roulans cuisent le painar un feu de reverbere : ainsi lesoulangers n’ont point à craindrequ’il brûle, parcequ’au moyen del’évantousc qui est adaptée à la che-minée, ils font les maîtres de don-ner plus où moins de chaleur.

Suivant le certificat du Brigadiergénéral des boulangers, des Briga-diers particuliers & petriffeurs, quiont fait cinq fournées en six heuresde teins au four du Sr. de Lavault,par ordre du Munitionnaire - Géné-ral des Vivres de Flandres le 2;.Mars 1744. il est justifié : Que letravail est facile, bien moins péni-ble, & qu’il í'eroit à souhaiter pourle bien du service que l’on s’en ser-vit dans les Armées.

FOURAGH ou fourragf,est le foin, la paille, l’avoine,qui font subsister un cheval. Quandon ordonne un fourrage général, ouqu’il 11’y a qu’un certain nombreDictionnaire Milit.

de Cavaliers commandés, ils fontescortés de peur d’infulte par unCorps d’Infanterie.

Un Général se campe toûjours demaniéré que l’Ennemi ne puisse nilui òter les fourrages, ni les lui ren-dre trop difficiles.

II n’en laisse point manquer à sesTrouppes, cependant il n’en laissepoint faire de dégât, principale-ment lorfqu’il prévoir qu’il doit fai-re un séjour considérable dans sonCamp. La consommation des four-rages en verd est beaucoup plusgrande que celle du sec, mais auffila quantité en est plus abondantefur la terre, ne pouvant être dimi-nué par l’Énnemi, au - lieu que lesec peut être écarté, emporté, &mis dans les Places, & même brûlé.

Les fourrages s’ordonnent, & fefont de différentes maniérés tant enverd qu’en sec. Ils fe font ou enavant, ou derriere l’Armée, ou furles ailes ; ils sont généraux ou par-ticuliers. De quelque nature qu’ilssoient, ils doivent avoir été précé-demment reconnus tant pour ladisposition des escortes générales,pour l’étenduë du Pays, qu’on croitdevoir embrasser, que pour avoirassez de fourrages dans l’enceinte, &pour la sûreté de la marche desFeurrageurs.

Après que le Pays, qu’on veutfaire fourrager à l’Armée a été re-connu par les soins du Général, oupar l’Osticier Général, qui doitfaire le fourrage , on forme l’escor-te dudit fourrage pour la qualitédes Trouppes, suivant qu’il estconvenable, tant par rapport aupays qu’on veut fourrager , qu’auxinconveniens à éviter dans leditfourrage.

Ces escortes font assemblées enlieux convenables, Ac reçues parles Officiers destinés ;\ faire leditfourrage, qui les font marcher enCorps, ou en détail, scion qu’ilsjugent le pouvoir l'aire avec fureté,Mut jus-