H2S
G A L
G A L
1 116
eôtc des galeries, qui se rencon-trent souvent, & se détruisent lesunes les autres, ou du-ntoins demeu-rent inutiles. Quand des Mineursentendent travailler ceux de l’en-nemi, il elì de leur attention d’ap-pliquer un pétard dans leur galerie,qui perce celle de l’énnemi, & yrépande tant de fumée que la plu-part des Travailleurs y soientétouffés.
' Les Galeries des mines n’étantpoint maçonnées , comme le fontordinairement celles des contremi-nes, n’ont que quatre pieds de hau-teur fur trois de largeur. On lesctaye avec des planches à mesureque le Mineur travaille & l’on yfait trois ou quatre coudes ou re-tours à angles droits, qui vont abou-tir a la chambre, & auxquels ondonne moins de hauteur & delargeur, de inérne qu’aux rameauxsi l'on en fait, alin de pouvoirboucher plus facilement feutréedu fourneau après qu’on l’a chargé.
GALERIES souterraines des-Anciens: avant que de parler icides Galeries souterraines des An-ciens, qu’il me soit permis de direici avec M. lç Chevalier Folard,que dans les arts & les sciencesqui regardent la guerre, on nesçauroit nier sans absurdité queles Anciens ne soient nos Maîtres,d qu’ils n’ayent porté les chosesjusqu'au dégré éminent de perfe-ction où elles pouvoient êtrepoussées.
Nous n’avons de nouveau quenos bouches à feu, nos mines &nos fourneaux. Mais nous leurdevons nos lignes de circonvaUa-tion & de contrevallation , nosapproches ou tranchées du Campaux batteries, la construction deces batteries, nos parallèles ,ou nosplaces d’armes, la descente ou lecomblement du fossé, nos sappescouvertes, nos galeries à ciel ou-vert, enfin tous les ouvrages <k
toutes les chicanes dans fart de secouvrir dc de sc terrir, qui mar-quent le plus profond sçavoir dansl’attaque des places comme dans ladéfense, où nous ne sommes passi habiles.
L’origine des galeries souterrainesou conduits de mines nous est toutà-fait inconnue, ce qui prouve leurantiquité. Par plusieurs palïâgesde Joseph nous voyons que lesJuifs en ont fait usage, ainsi lesGréés & les Romains qui s’attri-buent la glorie de tout, ne font nises uns ni les autres les Auteurs decette découverte.
La méthode des Anciens dansleurs conduits de mines ctoit lamême dont nous nous servons au-jourd’hui. Quand nous ne la trou-verions pas dans ìes Ecrivains def antiquité, nous ne fçaurions lesfaire autrement. Mais nous avonsun plus grand avantage dans cettemaniéré d’attaquer & de nous dé-fendre que les Anciens qui nc pou-voient que miner ou fapper les ou-vrages d’une certaine nature, com-me fous les terrasses ou cavaliers,fous les tours & les tortues bélie-res, où il falloit faire une chambresouterraine, sort spacieuse & fortélevée, & en élever les terres, &soutenir le reste par de puissansétais, & remplir ces chambres debois sec & de matières combusti-bles & y mettre le feu pour lesfaire fondre faute d’appuis avecles tours, les tortues & les machi-nes plantées dessus, ce qui neréussissait pas toujours, parce qu’onavoit le tems par la grandeur dutravail d’aller à la rencontre desMineurs, de leur couper chemin,ou d’entrer- dans les chambrasavant qu’on eût le loisir de lesperfectionner, de les remplir, &d’y mettre' ensuite le feu, ;i causede la longueur d" de la difficultéde l’ouvrage.
K n a Les