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quelle le Roi Gontran, petit-fils deClovis, n’alloit jamais, depuis queses deux freres Chilpcric Roi deSoissons & Sigebert Roi d’Austrasieeurent été Assassinés. U’anciensmonumens nous font voir Charlesle Chauve, quatrième Roi de la se-conde race, représenté sur son trô-ne accompagné de quelques - uns deses Gardes.
Quelques Sçavans moderflcs pen-sent que nos premiers Rois ont euune Garde bien nombreuse. Si ce-la étoit, cette Garde n’étoit au plusqu’une Garde de parade, plus pro-pre à relever la Majesté Souveraine,qu’à garder le Souverain.
S’il arrivoit qu’un Roi craignîtpour fa personne, il prenoit desSoldats, mais il les ren.voyoit aus-íì-tôt que la cause qui faisoituser de précaution avoit cessée.
La Garde la plus ordinaire & laplus certaine qu’on puisse donner ànos Rois depuis le commencement1 de la Monarchie jusqu’à Philippe-Augufte, ne consistoit qu’en deuxbandes d’OJìiarii , l’une d’Huifficrspour le «dedans du Palais, & l’autrede Portiers pour le dehors du mê-me Palais. Les Huissiers étant de-venus Militaires prirent le nom deSergens d’armes, qu’ils conservè-rent tant qu’ils allcrent à laguerre.
Louis XIV. est le seul de tous lesRois de la troisième Race, qui a eudans fa maison & pour la Garde desa personne une milice plus nom-breuse, plus leste & plus choisie.En remontant jusqu’à François I. &à Louis XII. & depuis Louis XII.jusqu’à Hugues Capet on ne trou-vera rien de comparable en ce gen-re. Louis XII. & François I. fu-rent deux Princes pour la magnifi-cence de leur Garde, qui paroissiensle plus avoir approché de celle dufeu Roi. François I. avoit deuxmille hommes pour fa Garde;Louis XII. avoit à peu près le même
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nombre : voyez MAISON DUROI.
GARDE des Princes, OfficiersGénéraux & Gouverneurs à l’Armée& dans les Provinces & Places. Parune Ordonnance du 12. Mai 1696. laGarde- qui se fait à l’Armée chezles Princes du Sang, ou légitimésde France, doit être de cinquantehommes détachés, avec un Dra-peau du plus ancien Régiment, cha-cun dans son rang sous le comman-dement d’un Capitaine avec les Of-ficiers subalternes qu’il doit avoir ;& les Princes du Sang, ou Légiti-més de France, ont leur Gardeavant celle du Général de l’Armée,où ils se trouvent.
Les Maréchaux de France ontaussi une Garde de cinquante hom-mes avec le Drapeau, commandéspar un Capitaine & autres Officiersà proportion. Lorsque les Princesdu Sang, & Légitimés, & les Ma-réchaux de France vont les uns chezles autres, les Gardes qu’ils ontprennent toujours les armes, & lesTambours battent aux champs, à laréserve seulement des Gardes Fran-çoise? & Suisses, qui ne prennentles armes que pour celui qu’ellesigardent. jj
Les Gardes des autres OfficiersjGénéraux prennent les armes pourtles Princes & Maréchaux de Franc®lorsqlt’ils les vont voir chez eux, ájjqu’ils passent devant leurs Maisons^Les Tambours battent toujours auíUchamps pour ceux qui ont une gar-flde avec le Drapeau. U
Lorsqu’un Lieutenant-Général fdjtrouve commandant l’Armée, laigarde est de cinquante hommes fans]Drapeau, & les Tambours ne fontlqu’appeller pour lui. fl
Les Lieutcnans-Généraux qui ntlcommandent point l’Armée,ont pouuleur garde trente hommes conmian||dés par un Officier. Le Tambour nufait aussi qu’appeller, & leurs garde»ne prennent les armes que pour le I