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Tome I.
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1219-1220
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I * GIRANDOLES, ce sontpes cercles garnis de Fusées, dont onse sert dans les feux d’artifices. VoyezKOI-EU. S TOURNANS.

I GIROUETTES sont de peti-fices pièces d’étosses, ordinairementp’étamine , coupées diversement,[nais beaucoup plus petites que lesPavillons. Elles s’arborent fur lehaut des mâts. Chaque chaloupe afa girouette.

I GISEMENT des cotes & desparages de mer : c’eít leur situationselon les rumbs de vent, qui règnentfcn droiture de l’un à l’autre, avecleurs distances itinéraires.

| GIT & Gisent : ce sont deuxfermes dont on se sert pour expri-mer les situations ou gisement de la[narine : on dit, ces deux Isles gi-sent entre elles ejt , ouest, à la di-stance de trois lieues ; c’est-à-dire,hu’au respect l’unedci’autre, lapré-Iniere est à l’Est, à l’autre à l’Ouest.Cet écueil git Nord ct Sud avec ce[Havre à la distance d’une lieue. CeCap & ce Port sont à cinq millesf un de l’autre, & gisent entre euxK’ord, peu à l’Est, ct Sud, peut l’Ouest.

GLACIS, ce mot en général[signifie une pente fort adoucie, &:’est ce qui rend le glacis différentdu talus. Au glacis la hauteur esttoujours moindre que la base, oule pied de la pente. Au talus la ba-se ou le pied est égal, ou plus grandIque fa hauteur. Le nom de glacisse donne en particulier à la pente,nui régne depuis le parapet du che-min couvert, jusqu’au rez de chaus-sée du cote' de la campagne. Ceglacis s’appelle aussi l’esplanade,maisce mot d’esplanade pris pour lesynonyme dc glacis a vieilli. Quandon a poussé la tranchée à vingt pasdu pied du glacis, il ne faut plus al-ler au chemin couvert que par lasape, quand on y veut avancer dansles formes, ct qu’on n’a pas résolud’insultcr la contrescarpe.

G L A C O N S : Bancs de glace:ce sont de grandes pièces de glaces,qui sc détachent & qui flottent furl’eau, ct s’y maintiennent long-temsen divers pays froids, comme ducôté de la nouvelle Semble, où l’onvolt des vaches du mcr,ouWalvuffes,ainsi que les Hollandois les nom-ment , qui sc reposent ct gîtent surles glaçons.

* GLADIATEUR, nom for-mé d’un mot latin, qui signifie épée,pour signifier certains esclaves queles Romains faisoient combattre avecl’épée dans leurs fêtes publiques.Cet usage qui fut aboli à Rome parThéodoric vers Pan zoo. de N. S.n’a pas laissé de sc conserver en An-gleterre, où l’on permet encore descombats publics à coups de sabre.

GLAIS Militaire: il consiste àfaire tirer le canon dans une Armée,qui a perdu l'on Général.

Voici ce que PAuteur du Traitedes Marques nationales, dit fur lemot Glais.

„Je ne feais, dit-il, si je dois me,,fixer dans les Armées pour y trou-,,ver Porigine de Glais, ct Pétymo-„logie de ce mot ; car àlors ilvien-„dra ÁeClajJìs & ClaJJìcum, fait pour„tìgnifier une Trouppe de guerre,,,& des instrumens militaires, des„tymbales & tambours couverts de„crèpe, des trompettes à sourdines,„& des haubois à tons plaintifs, qut,,suivent le convoi d’un Souverain,,,que sa Garde accompagne au tom-beau , ou d’un Général, qui est„enterré militairement.

„De CiaJJìcum , on aura dit par,,abréviation C/as , ainsi que l’on le,,dit encore dans quelques endroits,,du Royaume, & ensuite on a dit,,g las & glais. .

,,Cependant ce mot ne pourroit-u„pas venir aussi de ceux de Glàa,,,ou Gladius, faits pour exprimer cer-taines pratiques observées, quand,,un Seigneur Haut-Justicier meurt„dans son Château, dans fa gùíct.

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