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G O M G O N
G O N G O R
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[d’avec la mer, parce qu’ils n’ontIcommunication avec elle, que par[un ou plusieurs Détroits, s’insinuant[dans les terres qui les environnent[presque de tous côtés : & les Gol-[fes impropres, qui ont une ouver-[ture très-large vers la mer, dont[ils font partie. Us conservent le[nom de Golfe, comme ceux de Ben-[gale 6c de S. Thomas, fur les Co-ites du Continent 6c les Golfes de[Panama & de S. Laurent, dans[l’Amérique.
j * G O M M E : c’est une éfpéce[de glu, qui n’est qu’une.congéla-[tion du suc de certaines plantes. 11ly a des gommes qui sortent d’elles-fmèmes du tronc des arbres, 6cd’au-litres qui n’en sortent que par des in-cisions. La différence entre les[gommes & les résines est quelaphì-rpart des gommes ne peuvent fe dií-[foudre que par le moïen de Peau.
1 On appelle Gomme résine un sucton - une liqueur qui sc congèle sur[certains arbres, & qui tient de la[gomme, & de la résine, comme le\camphre , le mastic, & le Jìorax.
! La Gomme gutte, 011 gutta gamba,lest une gomme des Indes dont 011[fait un très-beau jaune, dont on scsert pour la mignature, & pour lesLavis; c’est une couleur fort aiséeà emploier.
GONDOLE: c’est une petite! Barque plate 6c longue, qui ne vaíqu’avec des rames. L’ulage en est' particulier fur les Canaux de Veni-se. La figure & la légèreté des'Gondoles est tout à fait extraordi-naire. Les moyennes ont trente-deux pieds de long, & n’ont queI quatre pieds de large dans le mi-dieu, finissant insensiblement parles deux bouts en une pointe très-'aiguë, qui s’éleve toute droite dela hauteur d’un homme. L’on metfur la proue un fer d’une grandeurextraordinaire. 11 n’a pas un detni-travers de doigt d’épais, fur plusde quatre doigts de large, pose fur
tranchant : mais la partie supérieu-re de ce fer, plus applanie que lereste, avance un long & large cou,en forme d’une grande hache, deplus d’un pied de face, de forte quefendant l’air, comme en menaçant,à cause du mouvement de la Gon-dole , il semble qu’il va couper toutce qui s’oppose à son passage.
GONDOLIERS: ce sont ceuxqui mènent les Gondoles à Venise.Us ne sont jamais que deux dans lesGondoles, même dans celles desAmbassadeurs, excepté lorsque lespersonnes de marque vont à la Cam-pagne ; car à lors ils sc mettentquatre. Les Gondoliers font debout,& rament en pouffant devant eux.Celui qui vogue devant, est dansl’espace qu’il y a depuis la partiecouverte de la Gondole, jusqu’auxdeux marches de feutrée, appuyantfa rame, du côté gauche, fur letranchant d’une piéce de bois plushaut d’un pied que le bord de laGondole, épaisse de deux doigts, &échancre'e en rond pour y loger lemanche de la rame. Le gondolierde derrière est élevé fur la poupe,afín de voir la proue par-dessus lacouverture: mais il ne se tient quefur un morceau de planche, qui dé-bordé de quatre doigts fur le côte'gauche de la Gondole, ne se te-nant qu’au manche de fa longue ra-me, qui est appuyée au coté droit.
* GONNE, c’est le nomqu’ondonne à une efpéce de baril, danslequel on met fur la Mer de la biere,ou d’autres liqueurs.
GORET: c’est un balai platfait entre deux planches, 6c em-manché d’une longue perche. O"s’en sert à nettoyer les bas du Vais-seau que l’eau couvre. Si le balainommé Goret, dont les François fefervent est plat, c’est une maniérédifférente de celle des Flamans, dontles Gorets font de gros balais, clouesentre deux planches, qui font amar-rés à une corne, on porte cette ma-chine