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((ne les employés ont pu abuser jadis du logement qu’on leur
accorde dans rétablissement
« Un jour Colbert, raconte Lemontey, se transporte au Jardindu Roi, et reconnaît que le terrain destiné aux cultures botaniquesa été planté de vignes à l’usage des administrateurs de l’établisse-ment. Sa colère éclate contre un abus si effronté : il ordonne(pie la vigne soit à l’instant détruite, et, se faisant apporterune pioche, il en commence lui-même l’arrachement avecune véhémence toute patriotique. Un botaniste anglais , ap-pelé Salisbury, fut si charmé de cet acte de vigueur, qu’ilen consigna le récit dans le second volume de son Paradisuslondinensis, et que, pour acquitter la dette de la science, ilnomma colbertia l’une des plantes de son catalogue. »
Aujourd’hui, la souveraineté des plantes rares au Muséumserait reconnue par la ré_ c elle-même. — Le solarium
tuberosum démocratique ne se prêterait plus, comme en \ 795,a de brutales substitutions. — Aux plus belles, aux plus rares,les plates-bandes du Jardin du Roi; à la vigne, les coteauxde la Rourgogne ; à la pomme de terre, la (daine des Vertus :chacun chez soi, et Dieu pour tous.
Il nous faut arrêter là. — Et pourtant que de faits glorieuxnous aurions à vous raconter, s’il nous était possible d’aceom-pagnér de quelques détails seulement les noms des Maugé, desLevilain, desMacé, desLechesnault, des Chapelier, des Duvaueel,des Ledru, desLamarck, desRiedlé, desJacquemont! — Us sontmorts ces hommes, morts loin de la France pour maintenir
1 Les professeurs ont le logement comme chefs de l’administration, comme conserva-teurs des collections qui sont dans les attributions particulières de chacun d’eux, etd’après la loi formellement établie par l'article 2 du décret organique du Muséum, endate du 21 septembre 1795, règlement dressé en vertu de la loi qui a fondé le Mu-séum, loi rendue en 24 articles, le 10 juin 1795.