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PHKMlfcKE l'AUTIIv— Si, enfin, vous préférez une simple tige mi plus bel aniimil, si vous vousintéressez plus aux épanouissements de la sève <|ii’à tous les autres phéno-mènes de la vie, suivez-nous toujours; nous nous perdrons au milieu desHeurs ; — venez au Jardin des Plantes .
Vous hésitez, vous avez peur que nous ne vous prenions pour desenfants !— Les grandes personnes n’ont pas, en effet, l'habitude de sepromener pour leur plaisir, et le Jardin des Plantes est un lieu si peumonotone ! — Et puis, n’est-ee pas un préjugé de croire qu’il faille visiterl’établissement qu’on veut connaître ?—La plupart des habitants de Paris secontentent bien d’apercevoir de leur fenêtre le dôme, la llècbc de beaucoupde monuments dont on leur a dit les noms, et dont ils ont vu par les yeuxdes autres les merveilles intérieures. —Il leur suffit de découvrir, dansle lointain, les plus liantes branches de certains arbres pour ne pas douterque le jardin existe.—En deux mots, ils croient..., mais ils laissent lesprovinciaux aller voir. — Eli bien, nous pouvons lever vos scrupules, ettout concilier. — Quelle personne assez malheureuse n’a pas autour d’elleun enfant qu’elle aime, un enfant qui réjouit son cœur, rajeunit son ima-gination : cet enfant, nous l’emmènerons avec nous ; il sera votre prétexte,votre excuse; — chaque fois que vous seriez tentée de rougir du plaisir quevous vous donnez, vous l’embrasserez, car c’es ' s par un baiser quenous punissons les enfants des sacrifices qu’ils nous imposent.
— On aura beau ouvrir dos portes nouvelles à tous les angles du Jardindes Plantes , il y a une routine, assez semblable il la reconnaissance, plusattrayante que la facilité même, qui vous fera toujours choisir la ported’Austerlitz.
Nous l’appelons ainsi, parce qu’elle fait face au pont de ce nom ; — ellen'est pourtant pas la plus ancienne;—la première entrée du Jardin se trou-vait à l’opposé, et présentait cette inscription : Jardin des herbes médicinales.— Cela était simple, cela promettait fraîcheur et santé aux passants. Maisles passants n’entraient pas. 11 fallait, pour les altirer, que la fondation deLouis XIII et de ses médecins devînt ce qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire,un Jardin du Koi, une Ménagerie du Uni, un Cabinet du Loi. — Malgré cesappellations royales, malgré son titre plus scientifique de Muséum d’histoirenaturelle, que lui donna la révolution, l’établissement qui nous occupen’a pas cessé d’être le Jardin des Plantes , modeste variante du modeste