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— 11 visita l'amphithéâtre, où il espérait |»«*nt-ètro assister à un foursl'histoire naturelle, et s’assurer en personne de l'exactitude et de 1a bontéle l'enseignement. . •
Fier enfin d’avoir usé honnêtement de sa j reconquise, satisfaitd’avoir fourni ses preuves de grandeur et de loyauté, l’animal avertit lui-mème de sa fuite l’un de ses gardiens, en posant par derrière ses deux pattessur les épaules de son geôlier.
— C’est moi ! sembla-t-il lui dire.
— Comment, c’est vous ?
— Comme vous voyez...
Puis il se laissa reconduire, et reprit ce que nous vous demanderons lapermission d’appeler sa chaîne.
Convenez-en, vous avez peu lu d’aussi beaux traits que celui-là, mêmedans la Morale en action. A notre avis, le lion du Jardin des Plantes l'em-porte de beaucoup sur son confrère de Florence , si vanté, si préconisé,si chanté par les auteurs, par les ' s d’enfants.., ees poètes du jeuneAge. — Celui-ci avait déjà saisi sa proie, et il ne la lâcha que sur la supplUcation d’une mère, qui l’épouvanta peut-être. Le lion du Jardin desPlantes ne songea pas un seul instant a mal faire, il suivit les allées, necueillit pas une Heur; il rentra dans sa loge comme un simple con-cierge, et consentit à passer quand même pour un animal féroce!
Pauvres animaux féroces! vous recevrez incessamment notre visite,
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