Band 
[Première partie.]
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Que vous dirons-nous dos nougin- riNs, sinon qu’ils étaient regardéscomme la souche de notre houe domestique, avant que I’oe g au a e fût connu?

Le mouton, si doux, voudra bien nous servir de prétexte à une citationintéressante, tirée de l’ouvrage d’un professeur du Muséum, M. Flourens :« Tous les animaux, à l’état sauvage, ont deux sortes de poils : les poilssoyeux qui donnent leur couleur à l’animal, et les poils laineux qui neforment d’ordinaire qu’un simple duvet caché sous les poils soyeux. Or,nos chiens domestiques et nos moutons offrent, sous ce rapport, les deuxcas extrêmes et opposés ; le chien n’a que des poils soyeux ; il a perdu jus-qu’au germe des poils laineux dont on retrouve pourtant quelques traces surle chien de la Nouvelle-Hollande, sur celui des Esquimaux , etc.; le mouton,au contraire, a perdu tous ses poils soyeux et n’a conservé que la laine. »

Jusqu’ici le Jardin du Roi nous a paru l'Eldorado des plantes et desanimaux. Les unes et les autres y vivent de notre travail et de nos soins ;nous ne leur avons pris, en échange de nos peines, qu’un peu de leurliberté, et cela au prolit de la science. Nous aurions donc fait pourles animaux et les ' js ce que la civilisation fait pour les hommes,ni plus ni moins. Mais, attendez ; on prétend qu’il y a près d’ici, nonloin de l’amphithéâtre, un revers à la médaille, une ombre au tableau.— Ah! nous savions bien que le parfait bonheur n’existe pas sur la terre ;que l’homme n’est pas assez riche pour donner sans intérêt, sans retour.—Qu’allons-nous donc trouver? — de malheureuses bêles au regard plein