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i‘l lit nécessité d’amuser leurs abonnés, jointe il celle de rester conformesa leur sous-titre de feuilles politiques cl littéraires, leur lit ouvrir leurscolonnes à l’événement qui venait d’avoir lieu au Jardin du roi. Seule-ment, les feuilles de l’opposition commencèrent ainsi : « Un vétéran,simple soldat d'Aboukir et de Wagram, et qui tenait son grade et sa croixde la main de l’empereur, etc.; »> tandis que les feuilles du gouvernementadoptèrent eette rédaction : « l’n vétéran, ancien soldat de l’armée deCoudé... « C’est ce qui s’appelait donner de la couleur à un lait-Paris . —On aura probablement conservé la recette.
Plus tard, Martin se chargea de venger le vétéran indigène, et dévoraun Anglais . De ees deux victimes qui se trouvaient dans la force de l’àge.pour témoins, la tradition, si souvent infidèle et menteuse, a composé pourl’offrir à l'attendrissement publie un jeune enfant rose et blond. — La ca-lomnie se mêle de tout. — Martin la supporta très-bien, tant qu'il vécut ;maintenant il est empaillé, et c’est le moment, ou jamais, de ne pas se fairede chagrin.
Il y a des gens qui s’exagèrent leurs avantages : l’espèce en est mêmeassez commune. L’ours n’a pas celle fatuité, pourtant il est un animalbien fait; il a de beaux bras, une jolie jambe; —il pourrait se vanter,plus qu'aucun autre animal, de ressembler à l'homme. — Ces avantages,eette ressemblance, il en fait très-bon marché : lourdement enveloppédans sa grosse couverture de poils noirs, bruns ou blancs, peu lui impor-tent les jugements humains, et à la vue de certains curieux, nous le suppo-sons capable de se flatter, in petto, ce vilain ours, d’ètre un pou mieuxtourné que certains individus !
La fosse aux ours est constamment bordée d’un triple rang d’amateurscivils et militaires! On se dispute les bonnes places,— on fait queue ;—lesenfants, qui trouvent là des hommes aussi enfants qu'ils le sont eux-mêmes, après avoir imploré humblement un petit coin pour voir, s’é-lancent, la tête la première, sous les bras, entre les jambes des curieux,et font ainsi leur trou.
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l)o AVagrani et d'Austerlitz,Martin iieeoiirl de son lit,lit emuinonee |>nr In tète. .I.u mi elin d'uil, suis pille,Il arriva nu\ souliers.
Au eri de ec iiolile reste
Toul ceei doit vous apprendre,Kufnnls, vieillards, jeunes gens,De ne jamais, pour l'argent,
Chez un ours, la niiil descendre.Car il ne resperle rien.
Ni l'envie d'avoir du liieu.