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uni... o1 ils sont veufs. Ne les croyez pas trop lorsqu’ils parlent de cedernier avantage : c’est là une vieille plaisanterie à laquelle ils ne sontpas assez riches pour renoncer; mais ils gardent dans le coin de l'oeilquelque bonne larme toute prête pour l’anniversaire de leur mariage avecla défunte.
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Le rentier vient tous les jours au Jardin des Plantes , à la même place,se réchauffer an même soleil, aux mêmes souvenirs, retrouver les mêmeshabitués, écouter le môme journal ; s'assurer que son intelligence vitencore, parce ([lie les mêmes bêtes lui font venir les mêmes réflexions;ne le plaignez pas trop, car il a désormais une famille qu’il visite, qu’ilaime, et à laquelle il ne laissera rien. Oui, cette famille a cela de bonqu’elle est nécessairement désintéressée : lui, absent, absent pour toujours,se rencontrera-t-il encore un homme aussi charitable, pour distribueraux daims, aux biches les miettes de pain dérobées à la table d’hôte?— Ne l’accusez pas trop, bien qu’il soit un peu égoïste, car avec un peuplus de dureté, dans le cours de sa vie, il aurait pu devenir banquier ; avecun peu moins d’ordre, il aurait pu tomber à la charge d’un hospice. Eh !mon Dieu , comme il le dit lui-même, il ne faut déjà pas tant d’imaginationde nos jours pour s’estimer grand poète, grand artiste, grand spécula-teur, et conséquemment pour ne rien faire ou tout dissiper : son proprebien et celui des autres!