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[Première partie.]
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MÉNAGEHIE.

doter un peu de vinaigre en frottant la salade sur les poils de son bras; mais ce moyenayant été infructueux , il prit les feuilles, et les pressa l'une après l’autre entre les plisd’une couverture qui lui servait de tapis.

Cet animal était curieux et gourmand; les nombreuses corrections de son gardienn’avaient pas lardé à lui montrer qu’il devait être un peu plus réservé ; aussi exécutait-il ses petits coups lorsqu’on ne faisait pas attention à lui. Il ne pouvait rester seul . levoisinage d’un chien rendait d’abord son isolement moins triste; mais il s’en fatiguaitpromptement. Il lui fallait la société des hommes, et quoiqu’il affectionnât de préférence«n petit nombre de personnes qu’il voyait plus fréquemment, il se liait néanmoins fortaisément avec tout le monde.

Les Oraugs adultes sont essentiellement tristes et pnicsscux, et lem démaicbc aquelque chose'de grave. On suppose que la durée de leur existence ne dépasse pasquarante ou cinquante ans.

Le travail de la dentition, toujours . ' " ' chez les animaux captifs, n’a pas permisaux Orangs-Outangs que l’on a pu se procurer d’arriver à l’âge adulte. Il en est ainsi dePresque tons les singes de nos Ménageries «pie l’on a pris jeunes, et même de beaucoupd autres animaux. La dentition des Orangs et des autres Singes de 1 ancien monde suitles mêmes phases que celle de l’espèce humaine.

3. Aucune espèce de Gibbon n’a encore vécu à la Ménagerie; mais on en voyait un ,il y a peu de temps, dans un des cafés du boulevard du Temple, a Paris ; cl la libertédont on le laissait jouir permettait au public de constater I agilité de ses mouvements.Les Gibbons sont construits sur le même modèle que les Orangs. Ils sont destinés,comme ceux-ci, à vivre sur les arbres; leurs membres antérieurs sont fort longs, et lespostérieurs proportionnellement assez courts. Ils n’ont pas autant d intelligence que lesOrangs; mais en grandissant, ils conservent des mœurs plus douces, et jamais ils neprésentent le caractère brutal de cos derniers. Ce sont, en somme, des animaux lorttristes, et dont la démarche à terre est assez embarrassée; ils ne montrent de l’agilitéqu’en grimpant sur les arbres ou en s’élançant d’un point à un autre; il paraît même quesous ce rapport ils sont bien supérieurs aux Orangs. Un des traits dominants de leurcaractère est l’affection qu’ils portent à leurs petits.

On n’a encore trouvé d’Orangs qu’à Sumatra et à Bornéo . Les Gibbons existent aussi dansces deux îles, et de plusà Java, à Colèbes, etc., ainsi que sur une partie (Incontinent indien.

Buffon a observé vivante une des espèces du genre Gibbon.

4. Les Singes qui précèdent n’ont pas d’apparence de queue, et leurs vertèbres cau-dales constituent, comme chez l'homme, un petit coccyx caché sous les téguments. Ce ca-ractère, et quelques autres encore, tels que l’élargissement de leur sternum, la formetuberculeuse de leurs dents molaires, etc., les ont fait considérer comme les plus sem-blables à notre espèce et nommer anthropomorphes. Linné les plaçait même dans legenre Homme . Après eux, nous devons parler des autres Singes qu’on voit à la Ména-gerie, et en premier lien des skmnoi’itiièques.

Ceux-ci constituent un genre assez nombreux en espèces propres à l’Inde et à ses îles.Il y en a aussi en Afrique , sous l’équateur; mais la particularité d’avoir le pouce desmains de devant très-conrl ou même rudimentaire et caché sous la peau, les avait faitdistinguer en un genre particulier sous le nom de Colobes. Le Doue , le Nasiquc , T En-