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supériorité du chef ou du maître peut se faire sentir. Les corrections modérément em-ployées complètent et déterminent alors une entière soumission; l’excès des correctionsintimide ou révolte, et c’est ce qui donne souvent aux Mammifères que l'on lient captifsune férocité tout à fait étrangère au caractère de leur espèce. Les montreurs d’animauxy ont souvent recours lorsqu’ils veulent en imposer sur la cruauté apparente ou mieuxfactice des Lions, des Panthères , etc., qu’ils exposent à la curiosité puldique.
On donne communément aux Mammifères Carnassiers un caractère moins traitable,moins aiïeclueux qu'aux Herbivores. Les observations des naturalistes montrent quetons les Humiliants adultes, surtout les mâles, sont des animaux grossiers, farouches,qu’aucun bienfait ne captive et qui. dans les accès de fureur auxquels ils sont sujets, nereconnaissent souvent pas celui qui les soigne. Aussi doit-on les menacer presqueconstamment. Le Tigre, le Lion . l’Ilyène, etc., sont au contraire plus confiants, et leurullection est plus sûre. «Cent fois, dit F. Cuvier, l’appareille douceur d'un Herbivore:l elé suivie d'un acte de brutalité; presque jamais les signes extérieurs d un animalcarnassier n’ont été trompeurs •• s’il est disposé à nuire, tout dans son regard et dans«<*" geste l’annonce; il en est de même si c’est un bon sentiment qui l'anime.» Lesanimaux Herbivores , quand ils ont la force, sont donc au fond d’une nature plus inlrai-'alile (pie les Carnivores. C’est que leur intelligence est beaucoup plus grossière, beau-coup plus bornée, et que partout, même dans les animaux, le développement de celleIncubé est plus favorable que nuisible aux lions sentiments.
1 • ÉLÉfii a n t ( litepluis). Les Eléphants de l’Inde sont d’une autre espèce que ceuxd Afrique , et comme on ies emploie en domesticité, on se les procure plus aisémentl'our nos collections d’animaux vivants. La Ménagerie en a déjà reçu quatre; mais ence moment elle n’en possède plus, celui (pie Leschenault lui avait envoyé en 1820 étantmort depuis 1850.
L’un de ces quatre Eléphants asiatiques était mâle, et avait été acquis, en 1801, d unhomme qui l’avait lui-méme acheté, quelques années auparavant, en Angleterre, pourle conduire cl le faire voir dans les principales villes de France . Il était alors âgé dedouze ans, et n’avait (pie six pieds de haut. Cet animal était tort privé.
Dès l’an VI, on voyait au Jardin des Plantes deux Eléphants, un mâle et une femelle,'ous deux pris à la Ménagerie (le Hollande, après la conquête de ce pays par nos armées.Us avaient été envoyés de Ceylan au Slaihouder, en 1786, à l’âge de deux ans et demi,'-t n’ayant encore que trois pieds six pouces. La femelle, qui survécut longtemps a sontnale, était connue des visiteurs du Jardin sous le nom de Mary Hérité.
A La Haye , ces animaux étaient extraordinairement doux , et on les laissait presquedans une entière liberté. Ils avaient coutume de s'introduire chez le Slaihouder, et de'enir lui demander à manger lorsqu’il était à table; mais pendant le voyage ils eprou-'èrent des mauvais traitements de la part de leurs nouveaux possesseurs, et dès lors le■unie devint très-méchant.
Dcu de temps après leur arrivée à Paris , on voulut voir l’ellet (pie ferait sur eux la'""sique : ils témoignèrent d’abord de la surprise , puis, courant de coté et d’autre, ilsJetèrent des cris et se caressèrent du leur trompe.
Ces gigantesques quadrupèdes mangeaient chacun six a huit bottes de foin par jour ,1 1 environ quarante livres de pain et de carottes. Il ne leur fallait pas moins de v ingt a
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