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[Première partie.]
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S K CO N I)K l‘AKTIK.

être regardes comme les représentants en miniature de la gigantesque l'aiutlle des Itlii-nocéros. Il paraît que l’Agneau d’Israël, dont il est question dans la Bible ’, n’est autreque le Daman. Le naturel de ces animaux est fort doux; ils vivent sur les rochers, et,sans savoir précisément grimper, ils aiment à mouler sur les ai lu es dont le troue ou lesbranches sont inclinés. On en a reçu de Syrie et du Cap. D'après II. Khrenherg, les Da-mans du Cap seraient d’espèces distinctes. Ce qui est plus positif, c’est que le Cap lui-même possède deux espèces de ces animaux, dont l’une, très-différente de celle de Syrie et des bords de la mer llouge, est encore fort rare dans les collections européennes.

2. TAt’in ( Tapirus ). Un animal de ce genre habite la région malaise de l’Inde ; deuxautres sont propres à l’Amérique méridionale. Le plus répandu de ces derniers est noir,à peu près grand comme un âne et remarquable par rallongement et la mobilité de sonnez, qui simule une petite trompe. Aussi les personnes peu instruites prennent-ellessouvent les Tapirs du Jardin des Plantes pour les petits de l'Eléphant. Nous n’avonsencore reçu vivants que des Tapirs de celle espèce; leur douceur, la facilité avec la-quelle ils supportent nos climats, leur propreté et la commodité qu’on a pour les nour-rir, font regretter qu’on n’essaie pas de les substituer aux Cochons, ou, ce qui vaudrai)mieux encore, de les élever en même temps que ces derniers, car on n’en tirerait pasde moindres avantages. Le Tapir, assis sur son train de derrière et vu de prolil, a, pourle corps, une certaine analogie avec le Griffon de la mythologie, et comme il y a desTapirs dans l'Inde , il se pourrait très-bien qu’ils eussent servi de premier modèle à laliuure de ces êtres fabuleux.

5. ciikvai. (Equus). Le genre de ces animaux comprend six espèces, trois d’Asie ;le Cheval, l’Ane et l'IIémionc; trois d’Afrique : le Zèbre, le Dauvv et leCouagga. La cou-leur des espèces asiatiques est à peu près uniforme ; celle des espèces africaines se dis-tingue par la présence sur presque tout le corps de larges bandes, dites zébrures, clqui ajoutent encore à l’élégance de ces animaux.

L’iiémione ( Equus licminnus ), appelé aussi Dziggelai, a été offert au Muséum parM. Dussumicr. Il yen a actuellement trois Individus. Ces animaux viennent du pays deCutcli. au nord de Guzerate. Dans quelques parties de l'Inde leur espèce est en domes-ticité et elle s’y perpétue. Leurs couleurs sont le blanc pour les régions inférieures ducorps et le bas des lianes, et l’isahelle pour les parties supérieures et le dehors des mem-bres. Une longue bande d'un brun roussâlrc commence un peu en avant du garrot, cllonge l’épine dorsale pour se terminer sur le milieu de la queue. Leur crinière rappelletrès-bien celle de l’Ane, et leur queue est assez longue et terminée par une touffe delongs poils. M. Isid. Geoffroy a publié, au sujet de ITIémione, des remarques pleinesd’intérêt, et dans lesquelles il est aussi question des services qu'on pourrait tirer desdiverses espèces de solipèdes non encore introduites chez nous On a vu à Bombay desllémioncs employés comme montures; on on a même vu des attelages. Leur vivacitéest extrême et rend leur domestication assez difficile. Voici, d'après M. Dussumicr, unexemple de leur instinct. Un Européen habitant le pays de Gutcli avait un Mormonequi le suivait dans ses promenades a cheval. Ayant un jour pris un étang pour but desa promenade, le maître de l’IIémionc monta en bateau. L’animal resta d'abord paisiblesur le rivage ; mais impatienté' de cc que le bateau tardait à revenir, Il se mil à la nage,le rejoignit, cl le suivit jusqu’à la fin de la promenade.