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On dresse aussi les espèces africaines de la famille des Solipèdes. Au Cap, on a descou a gg a , et l’on cherche à en multiplier le nombre; car ces animaux sont doués d’ungrand courage, et, loin de fuir devant les hèles féroces, ils les attaquent cnx-mêmcs, etparviennent habituellement à les mettre en fuite. Aussi élève-l-on de ces Couagga avecles troupeaux qui, sous leur prolecli'on, "es pfiltirages avec plus de sécurité
git’ils ne pourraient le faire sans eux. Le Couagga est moins rayé que le /. èhre ( V.quusZébra) et que le dauw (liquus llurchclii). Nous avons déjà parle du Zèbre qui a vécuou Jardin des Plantes . Les Datnvs que rétablissement acheta en 1824 ont déjà eu cinqpetits; un seul de ces derniers n’a pas survécu, encore est-ce par accident qu’on l’aperdu. Ces animaux sont très-rétifs, et, à certaines époques de l’année, ils sont mêmedangereux pour les personnes qu’ils ont journellement l'habitude de voir.
’ 4. s ang i. ii ;h (Sus). Les Sangliers sont trop généralement connus pour que nous nousY arrêtions. Disons seulement que ceux de l'Inde et de l’Algérie , qui constituent deuxraces, ou peut-être deux espèces à part, nous ont été envoyés vivants, et arrivons toutde suite à d’autres animaux du même groupe , qui mérilenl une mention plus détaillée :le pécari et le ît a n i it o ii s s a .
Celui-ci, qu’on a quelquefois désigné sous le nom de Cochon-Cerf, a un extérieur assezsingulier. Ses dents canines prennent un grand développement, cl celles de la mâchoiresupérieure , après être sorties de l'alvcole, se retournent, percent la peau de la face, etsortent plus ou moins près du front, de manière à simuler une paire de cornes. Lesdents inférieures ayant aussi cette direction , le Babiroussa, dans le sexe mâle surtout,semble pourvu de quatre cornes. Sa peau noirâtre , à peu près dénudée, recouvre unecouche assez épaisse de lard. Il vit surtout aux îles Moluques et à Célèbes , et les indi-gènes de ces contrées le tiennent dans une demi-domesticité. Ceux qu’on a eus à Paris provenaient de la première circumnavigation de M. d’Urvillc à bord de, Y Astrolabe-, il>’ avait un mâle et une femelle ; ils ont fait un petit, mais on n’a pu réussir à en con-server l’espèce. La taille du Babiroussa est celle d’un Cochon ordinaire ; ses formes sont'coins lourdes que celles de cet animal.
Les Pécaris ont reçu le nom générique de Dicolyles, qui veut dire double nombril, parceM'i’ilsont sur le dos une glande qui sécrète une humeur grasse, et dont l’ouverture a quel-•luefois été comparée à un second nombril. L’Amérique méridionale est leur patrie, et ilsse rapportent à deux espèces: le pécari a collier qu’on nous amène plus fréquem-ment, et le tagnati ou Tajassou, appelé aussi Pécari à la lèvre blanche. Ces animauxse familiarisent aisément, et on pourrait, dans les fermes, leur donner la même liberté'l"’à nos Cochons. Leurs formes ne sont pas disgracieuses, et leurs soies sont agréa-blement teintes de blanchâtre et de brun noir. Ils ressemblent assez, pour les allures, auCochon de Siam. Leurs petits, qu’on a vus quelquefois naître à la Ménagerie, sont decouleur fauve. Plusieurs Chiens vivaient avec un de ces Pécaris; ils partageaient son8'te et mangeaient à la même gamelle; et cependant, excepté un seul qu’il affectionnaitParticulièrement, ces animaux ne prenaient leur part du repas qu’apres que le Pécari était rassasié ou lorsqu'il le leur permettait. Il en était do même lorsqu'ils se couchaient,be Pécari prenait place le premier avec son Chien favori et dans l’endroit le pjus chaud ;les autres venaient ensuite se grouper autour d’eux. Il a vécu avec la même libertéPendant trois ans, après lesquels il est mort de phthisie, maladie frequente chez les
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