SK CO N DE PARTIE.
mais sur lequel on distingue, à certaines époques de l'année, une légère indication destaches de l’Axis.
M. Dussuinier a aussi rapporte le muntjac, très-jolie petite espèce des niémes ré-gions, et que son pelage ainsi que ses formes légères font ressembler à une petite Gazelle.Sa mâchoire supérieure a de fortes canines, et scs bois, qui sont courts et bifurques,reposent par leur meule sur un pédicule assez long. Il eu résulte que la partie terminaleest seule caduque. Les Munljacs perpétuent aussi à la Vallée Suisse. En été, ils sontdans les parcs ; mais, en hiver, on a soin de les ramener à la Rotonde, bâtiment très-la-vorahle, par sa douce chaleur et son air sain , aux animaux les plus délicats.
Les naturalistes n'ont pas encore bien décidé si les Gerls ipd vivent en grand nombreen barbarie sont de la même espèce (pie le Cerf de-nos forêts ( Cervus elaphus). La fe-melle jusqu’ici nous est seule arrivée, et il ya même fort longtemps, car elle avait étéenvoyée à madame Bonaparte, et offerte par elle au Muséum. Cette Biche ne paraissaitpas différente des nôtres, et cependant, en Angleterre, d’après un individu mâle, on asignalé le Cerf de Barbarie comme n’étant pas le même que l’ Elaphus .
2. La u I fia F t! ( Camclupardalis girafa j a été vue dans ces dernières années surplusieurs points de l’Europe , et l’une des femelles qu'on voyait au Jardin Zoologiquede Londres y a mémo mis bas. Cesanimaux avaient été jusqu'alors d’une extrême rareté.La Girafe, (pie notre Ménagerie possède depuis 1828, est du sexe femelle. Lors de sonarrivée à Marseille , aussi bien que pendant son voyage cl après son arrivée à Paris , cesingulier quadrupède a plus qu’aucun autre excité la curiosité du public. Ses gigan-tesques proportions, la douceur de ses moeurs, la noblesse de ses allures, tout en luioffrait un spectacle jusqu’alors sans exemple, et dont les récits des auteurs n’avaientpu donner qu'une bien faible idée.
3. Un çiievrotain qu’on a eu pendant quelque temps à la Ménagerie était lechevrotais n a P u ( Moschus javanicus ). C’était un animal paisible et doué de fortpeu d’intelligence. L’espèce qui fournit le musc est différente de celle-ci; on la nommePorte-Musc ( Moschus moschiferus). Sa patrie est le Thibct. La matière qu’elle produitest surtout abondante pendant l’âge adulte de l’animal, cl particulièrement à certainesépoques. Un Porte-Musc a vécu trois ans dans un parc du duc de La Vrillière , à l’Er-mitage, près de Versailles , oit il était arrivé au mois de juin 1772, après avoir ététrois années en chemin. Cet animal montrait une grande activité. Il n'est pas mort dedépérissement, mais d’une égagropile, c’est-à-dire d’une pelote ou globe de son proprepoil, qu’il avait détachée en se léchant, et qu’il avait avalée. Daubcnlon, qui en lit l’au-topsie, trouva cette pelote dans la caillette, à l’orifice du pylore. Le même accident a lieupour beaucoup de Ruminants. On avait recommandé de nourrir le Porte-Musc avec duriz crevé dans de l’eau, et de la mie de pain mêlée à de la mousse de chêne.
4. Les antiloi* es sont le premier genre de Ruminants à cornes que nous devionssignaler. Les plus semblables aux Chcvroiains, par l’aspect extérieur, et aux acs,sont le grimm ( Antilope Grimmia), et le guevei ( Antilope pygmea ), qui sontdeux petites espèces originaires du sud de l'Afrique. M. Laurillard , conservateur desgaleries d’anatomie, regarde comme devant en être distingué sous le nom A'AntilopeFrederici , le Guevei du Sénégal, décrit pari’. Cuvier d’après des individus vivants ala Ménagerie.
i