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SECONDE LA It 'f IL.
M. Malassis, habile acluellcmenl le parc le plus voisin des Oiseaux de proie. Scs cornessont grandes, h peu près droites et divergentes. Pendant l'hiver, il suinte une humeurgrasse, d’une odeur très-désagréable, qui tombe en gouttelettes de chacun de ses poils.Il se roule alors par terre, et,cette huile s’épaississant, les poils s’agglomèrenlen mèchesqui prennent toutes les directions. La production de celte huile se l'ait avec moins deforce en été, mais elle sulTit pour lustrer parfaitement le pelage. Cette Antilope, ar-rivée fort jeune, avait d'abord été pris pour le Kob de lîulfon.
Il y a dans le même genre certaines espèces qui ressemblent extérieurement à desChèvres ou même à des Moulons; d’autres ont, au contraire, plus de rapports avec lesRemis ; nous indiquerons les suivantes comme étant dans ce cas :
Le gnou (Antilope gnu)-, le bubale ( Antilope bubalus), et Icnii.gau ( Antilopepicla ). Le premier a les cornes élargies et très-rapprochées à leur hase, comme chezle liullle du Cap, et descendant obliquement en avant pour se redresser ensuite brus-quement. Il est brun et présente une barbe, un fanon cl une crinière. On le trouvedans les montagnes situées au nord du Cap de Bonne-Espérance . Le Bubale, on laVache de Barbarie, vil par troupes nombreuses dans le nord de l'Afrique . Celui dontG. Cuvier a parlé dans la Ménagerie nationale provenait, avec trois autres animaux , dela Ménageriede Versailles; c’étaient les setds qu’on en eut gardés. Mais l'acquisition deplusieurs Ménageries ambulantes,et la conliscaliondecelles que plusieursémigrésavaienilaissées dans leurs riches domaines, ne tardèrent pas à peupler la Vallée Suisse. Depuislors, l’empereur de Maroc a envoyé un second Bubale au gouvernement français .
Le Bubale est de la taille d'un petit Bœuf, et son corps a moins d’épaisseur; sa tète'grossecl allongée, les cornesdonl elle est surmontée, sa démarche lente, donnent à cetanimal une physionomie stupide. D’après le voyageur Sliaw, les jeunes de celte espècese mêlent parfois aux troupeaux, cl c’est une preuve que celte espèce pourrait, ainsique plusieurs autres du même genre, être rendue domestique. Il semblerait même, d’a-près certaines peintures égyptiennes, qu’aulrefois il en était ainsi dans ce pays, nonpour le Bubale, mais pour plusieurs Ruminants du même groupe que lui.
Le Nilgau , dont le nom veut dire Bœuf bleu , a un faciès bien différent et moinsdisgracieux. Il semble avoir, quoique de fort loin, une vague ressemblance avec la Gi-rafe, et ses proportions s’en rapprochent plus peut-être que celles d'aucune autre es-pèce. Il habite le bassin de l'Indus et les montagnes du Cachemire .
S. Le genre des boeufs n’a pas un aussi grand nombre d'espèces que celui des Anti-lopes. If Aurochs est celle de nos vieilles forêts européennes, cl il ne vit plus guèreaujourd’hui que dans quelques points de la Lithuanie et de la Volhynie . On l’a souventindiqué comme la souche de nos troupeaux de Bœufs; mais cette opinion ne repose suraucun fondement, et il pourrait se faire qu’une autre espèce européenne, très-rareaujourd’hui à l’état sauvage ou même éteinte, eût au contraire donné naissance à nosprincipales races domestiques.
La Ménagerie n’a pas encore possédé l’Aurochs. Cet animal a quelque chose dubison ( Bos americanus), dont plusieurs auteurs lui donnent aussi le nom. Le Bisondes naturalistes modernes habite uniquement l’Amérique septentrionale. Un exemplaireenvoyé en 1818, par Milbert, a permis de bien connaître les caractères île cette espèce.Scscorncs sont petites; sa tête estait contraire lourde et proportionnellement très-voln-