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[Première partie.]
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llOTAiNIQUli.

porte tous ces ovaires dans les petites fossettes dont il est creusé est bombé pourle,, r permettre de s’espacer et de mûrir. Il faut maintenant qu’ils abandonnent laplante-mère, et qu’ils se dispersent pour aller au loin chercher une nouvelle patrie. Lesv oiles sont tendues, ils sont prêts à partir, et c’est l’atmosphère qui sera leur océan : le'"oindre vent va les lancer ; l 'aigrette rayonnante qui leur sert de parachute les sous-'raira presque complètement aux lois de la pesanteur, et ils ne toucheront terre qu’après"voir vogué longtemps, et franchi des distances considérables. Il vous est arrivé bienl * es fois à vous-même d’être, û votre insu, l’instrument de la Providence, lorsque,cueillant par badinage une tige de Pissenlit, vous vous êtes évertuée à chasser d’un seul•‘■ouflle tous les ovaires dont son réceptacle était chargé.

Cueillez maintenant ce Illuel : ce que vous aviez pris tout à l’heure pour un calicedans la Chicorée n’en est pas un non plus dans le liluet.yu'est-ce donc que ces petites feuilles qui sont imbriquéesles unes sur les autres connue les tuiles d’un toit, et quiaccompagnent les fleurs ? On a donné à ces feuilles le nomde bradées, quels que soient d’ailleurs leur forme, leurnombre et leur couleur; rappelez-vous les collerettes quientourent la hase des parasols dans les Ombellifères; cesont aussi des bractées ; vous en verrez encore dans nosautres familles, et vous les reconnaîtrez sans peine, malgréleur diversité, en ce qu'elles accompagnent les Heurs sansen faire partie, et sont différentes des feuilles ordinaires.

Écartez les bractées coriaces qui protègent les Heurs duBluet; vous verrez, comme dans la Chicorée, un grandnombre de (leurs posées sur le réceptacle, et séparées, lesunes des autres, par des soies courtes qui tiennent solide-" le "t à ce réceptacle. Celui du Pissenlit ne portait pas cette bourre soyeuse, mais ce"est là qu'une différence peu importante; observez la forme régulière des fleurs, etra Ppelez-vous celle de la Chicorée. Dans cette dernière, la corolle, loin d’être symé-trique, était déjetée en languette et ne formait qu’à sa base un cornet très-court; dansI e liluet, la corolle est régulière, et se compose de cinq pétales soudés dans leurs deuxtiers inférieurs. Sur cette corolle sont attachés les cinq filets des étamines, qui portent■ours anthères soudées en tube. Ici, vous pouvez voir le style qui vient de traverser cetube, et dont les deux branches sont à peine écartées l’une de l’autre ; les poils ba-la yeurs, au lieu d’être dispersés sur la face externe de ces branches, sont ramassés enH e *it bouquet, et forment un petit anneau au-dessous d’elles. Vous pouvez voir quec,l "que Heur est pourvue d’un ovaire, et que cet ovaire porte à son sommet une cou-tonne de poils; ici l'aigrelle est beaucoup plus courte que dans le Pissenlit, mais danslü "s les deux, ce n’est autre chose que la partie libre du calice, laquelle forme, dans laChicorée, une espèce de rebord frangé.

Quant aux Heurs les plus extérieures du Bluet, dont la couleur azurée et la formeélégante charment vos yeux, ces fleurs sont stériles; regardez à leur base, vous n yv errez pas d’ovaire ; examinez leur cornet, vous y chercherez en vain des étamines et"n style; c’est le luxe qui les ruine : tout le suc qu’elles ont reçu de la tige a été dépense

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