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Les autres espèces île la famille cpie vous avez à connaître nous rejettent dans l'épirerie et dans la droguerie : c'est un Laurier f Laurus cinnamnmum ), qui nous donnela Cannelle; c’est un Laurier ( Lmui-us eampltora), qui fournit le Camphre; c'est unLaurier | Myrislica moschala), qui produit la Muscade et le Macis ; je vous fais grâcedu Malaballirum, du Cassia lignca, du Sassafras, du Vichurim et du Culilawan.
Descendons maintenant vers l’antre extrémité du carré que nous ve-nons de parcourir; nous allons y trouver des familles dans lesquelles lesllettrs sont diclines, c’est-à-dire que les élamiues et les pistils occupentdes Heurs différentes.
La première famille qui s'offre à nos regards est celle des Euphorbiaeccs , qui varientbeaucoup par leur port. Voici les espèces du genre Euphorbia , type de la famille : à leurtète est [' Euphorbe officinale, qui ressemble singulièrement, pour le port, à un cierge ;les Euphorbes ou Tilhymulcs , renferment un suc laiteux très-âcre. Le Huis cl les Mer-curiales appartiennent aussi à cette famille. Voici les llicins, dont l’espèce la pluscommune est le Palma-Cliristi, plante herbacée dans nos climats rigoureux, mais for-mant un arbre de quarante pieds dans l'Afrique , sa patrie. Son nom de Palma-Clirisli| Main du Christ ) lui vient de la forme de ses feuilles. Nous verrons dans les Serresquelques Euphorbiacées exotiques, qui pourront vous intéresser.
Les l'rticées , voisine des Euphorbes , sont plus utiles à l'homme que ces dernières ;ce n’est pas aux espèces du genre Ortie ( L'rlica) que s'applique celte observation.Leurs feuilles et leur tige sont hérissées de poils, dont la piqûre est suivie d’une cuissondouloureuse; celte douleur n’est pas causée par le poil lui-même; elle provient d’uneliqueur irritante qui est entrée en même temps que lui dans la plaie. Pour bien com-prendre la piqûre de l'ortie, il faut, non pas se faire piquer par elle, mais observer avecune loupe les poils qui couvrent sa lige : vous verrez que ces poils sont creusés engouttière sur toute leur longueur, et se posent, par leur base, sur une glande en formede sac, pleine d’un suc caustique ; quand on touche la Plante, les poils, qui sontroules et acérés, se glissent sous la peau , mais en même temps, la glande qui est au basdu poil est pressée, et laisse suinter sa liqueur âcre ; cette liqueur coule le long de larainure du poil, pénètre avec lui dans la peau, et, par son contact, détermine la dou-leur (pie vous connaissez. Ce mécanisme est tout à fait analogue à celui de la morsuredes Serpents venimeux. La dent du Serpent est creusée d’un canal ; à ce canal aboutitle conduit excréteur de la glande qui fournil le poison ; figurez-vous une bouteille degomme élastique à long goulot, et pleine de liquide, vous aurez l'idée du réservoir âvenin. Au moment où l’animal mord, les muscles de ses mâchoires, en se contractant,compriment la glande, et le venin qui coule le long du canal de la dent entre avecelle dans la plaie de la victime.
Quand les Orties sont sèches, elles ne produisent aucune douleur : c’est qu'alorsles glandes du suc âcre sont desséchées ; les poils existent tou jours, ils peuvent mêmepénétrer sous la peau, mais cette blessure est sans cuisson.