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[Première partie.]
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MOT AN I y l) K. -2ID

La section des Liliacées à ovaire soudé avec te calice nous conduit à la famille desIridécs : ici vous trouverez aussi un ovaire qui parait inférieur à la partie colorée dela Heur ; le calice et la corolle forment ensemble six pièces, comme dans les Liliacées ;mais il n’y a (pie trois étamines ; l’ovaire est également à trois loges, mais il y a troisstyles distincts. Prenez cette lleur d’iris : enlevez successivement les deux enveloppes,et les trois étamines, dont les anthères magniliques s'ouvrentdu côté extérieur de la fleur ; il vous reste au centre un assem-blage de trois lames, non moins brillantes que celles que vousvenez d’enlever : ces lames se recourbaient sur les étamines,et les cachaient sous leur face extérieure; elles sont légèrementéchancrées à leur sommet. Remarquez au-dessous de celleéchancrure, du côté extérieur, une petite ouverture pratiquée,comme une incision en travers, dans le tissu de chaque lame ;c'est par cette bouche béante que s'opère la fécondation ; elleest l’orilice d’un petit tuyau qui passe dans le centre de la lame, et conduit jusqu’àl’ovaire où sont renfermées les graines : c’est ce que vous pourrez vérifier en y intro-duisant avec précaution une soie de sanglier. Le genre Ms est peut-être le plus naturel,c’est-à-dire le mieux caractérisé, du Règne végétal, et ses nombreuses espèces, quelle(pie soit leur diversité de grandeur et de couleur, peuvent être toutes ramenées à unmême type, dont le trait principal est la structure singulière des styles et des stigmates.

Le genre Safran, qui avoisine celui des Iris, présente aussi trois styles larges etcolorés ; mais leur stigmate, au lieu d’être une petite fente, ligure une crête oblique etdentelée. Ce sont ces styles et ces stigmates (pie l’on recueille pour le commerce, etqu'emploient les confiseurs et les teinturiers. Comme la corolle ne dure qu’un jourou deux après son épanouissement, il faut que dans ce court intervalle le Safran soitcueilli et épluché ; aussi voit-on, en septembre, dans les campagnes du Câlinais, ungrand nombre de femmes et d’enfants occupés sans relâche à celte récolte de trente-six heures. Les pharmaciens ont aussi du Safran dans leurs officines, et je crois (pie ceproduit végétal, riche en couleur, en odeur, en saveur, est trop souvent négligé parles médecins modernes. Les médecins d’autrefois vénéraient le Safran, et je me souviensd’avoir entendu un vieux docteur me dire gravement que le Safran avait pour vertuspéciale celle d’exciter à la gaieté, en termes techniques, d’être un exhilaranl ( cecine vous apprend rien en médecine, je ne manque donc pas à mes engagements). C’estaussi aux I ridées qu’appartiennent le Glaïeul des jardins ( Gladiolus commuais ) et cellesuperbe Jigridic, dont l’épanouissement ne dure que quelques heures.

Les plantes de la famille des Orchidées constituent, par les formes bizarres de leurfleur, un des groupes les plus tranchés du Règne végétal ; leur tige est herbacée et peuélevée dans nos climats ; mais elle grimpe souvent à des hauteurs considérables dansles régions tropicales. Vous verrez dans les serres plusieurs Orchidées grimpantes, dontla plus connue est celle (pii nous donne la Vanille. Les fleurs sont disposées en épis ouen grappes; le calice a trois folioles colorées, soudées inférieurement avec l’ovaire; lacorolle est aussi composée de trois pétales; l'un d’eux, qui a reçu le nom de tablier, estplus grand que les autres, et il offre quelquefois les ressemblances les plus singulières.Il y a des Orchidées dont la fleur imite un sabot, une mouche, une araignée, un bour

Pistil il'lri-