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ISO T A N IQ U K. -j I
avez sous les yeux les principales espères : je me contenterai de vous citer celles•pii sont le plus utiles à l’homme : à leur tète, il faut placer, sur une même ligne,le Froment et le lliz ; lu patrie du premier est inconnue, l'autre est originaire de l’Inde .Le Maïs, le Seigle , Y Orge et la Canne à sucre, viennent ensnile ; le Maïs nous est venude l'Amérique méridionale, l'Orge de la Sicile , la Canne à Sucre a pourlierceau lesIndes orientales ; les anciens n’en employaient que le sue, qu’ils appelaient Miel de ro-seau. Les Chinois cependant connaissaient depuis deux mille ans l'art de le faire cristal-liser, lorsqu'à la lin du treizième siècle, la Canne à Sucre fut portée par des marchands,de l’Inde en Arabie; puis en Egypte , où elle réussit ; puis dans l’Asie Mineure et. lesEtats Harbaresques ; ce fut en 1306 qu’elle fut introduite à Saint-Domingue , d’où elles’est répandue dans l'Amérique. C’est la tige qui fournit le Sucre : la sève abondantequ’elle renferme est exprimée au moyen de presses, épaissie ensuite sur le feu jusqu'àconsistance de sirop épais ; ce sirop, abandonné à lui-même, cristallise confusément, clforme ce qu’on nomme la Cassonade. C’est dans cet état qu’on le transporte en Europe .Là, on redissout cette Cassonade dans de l’eau, on y mêle du sang de bœuf et des os decheval réduits en charbon ; on fait bouillir cet horrible mélange, et voici ce qui arrive :le sang se coagule par la chaleur, et enveloppe, dans l’écume insoluble qu’il forme,toutes les matières terreuses de la Cassonade ; le charbon d’os, qui possède la faculté,inexplicable, de détruire la couleur des liquides sans altérer leur goût, décolore le siropen même temps (pie le sang de bœuf le purifie; on sépare enfin le liquide, purifié et in-colore, de toutes ses écumes ; on le fait évaporer, on le verse dans des vases coniques,où il se refroidit, puis se cristallise, et l'on a le Sucre en pain.
Je ne dois pas quitter la famille des Graminées sans vous faire comprendre commentles Céréales sont utiles à l’homme : si vous pressez entre les doigts une graine deFroment presque mûre, ou si vous l’ouvrez en long, par le petit sillon qu’elle présente,vous en ferez sortir un très-petit corps vert qui en occupe la base ; ce petit corps est lajeune plante : cotylédon, jeune racine, jeune lige, jeune bourgeon, tout est là. Quelle estdonc cette matière blanche qui constitue la presque totalité de la graine? C’est, cedépôt, de nourriture, cet aliment supplémentaire, dont je vous ai déjà parlé. Or, cellematière blanche, qui abonde dans les Graminées, est dénaturé farineuse; c’est elle quidoit suppléer à l’insuffisance du cotylédon pour alimenter la jeune plante, quand il faudraqu’elle germe; et c’est elle précisément que l’homme confisque à son profil pour enfaire sa nourriture.
Il y a, près des Graminées, une famille qui leur ressemble beaucoup par son port et parsa lleur; c’est la famille des Souchcls ou Cypéracécs, mais celle ressemblance n’est pascomplète : passez la main sur ce Careæ, ne sentez-vous passa tige triangulaire? trou-vez-vous les nœuds (pie vous avez vus dans le chaume des Graminées? Tâchez d'ouvrirla gaine que forme la feuille autour de la tige : vous ne le pourrez sans la déchirer, car ellen’est, pas fendue sur toute sa longueur. En outre, les Heurs, au lieu d'être pourvues chacunede deux bractées, n'en ont qu’une, et la bàle extérieure manque toujours. Quant à la sé-paration des fleurs en fleurs à étamines et. Heurs à pistil sur des épis différents, ce ca-ractère existe dans quelques Graminées, telles que le Maïs. La famille des Souchelsprésente peu d’intérêt sous le rapport des services qu’elle rend à 1 homme, mais nouslui devons le 1‘apyrus, (pie nous verrons dans les serres.