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elle produit des feuilles roulées eu crosse dans leur jeunesse; les organes de la frucliti-eation occupent la face inférieure de ces feuilles ( que l’on peut considérer comme desrameaux foliacés) ; et ils y forment de petits groupes circulaires ou allongés. Ces groupessont ordinairement recouverts d’une pellicule provenant de l’épiderme soulevé par eux, ets e déchirant après leur développement. Chaque groupe est composé d’une multitude dePetites coques ; chacune de ces coques s’ouvre à la maturité, par le déroulement élastiqued’un anneau, qui l’entoure comme un bourrelet, et il en sort de petits corps reproduc-leurs. Lu botaniste de Prague vient tout récemment de découvrir dans les groupes, depetits filaments surmontés d’un globule : sont-ce des étamines? on ne peut 1 affirmer,rar on n’a rien vu sortir du globule.
A l’extrémité du carré, vous voyez des plantes que l’on regardait autrefois commedes Fougères, et qui forment aujourd'hui la famille des Prèles . Leur tige est dépourvuede feuilles, et porte des rameaux groupés circulairement, sillonnés, et composés, ainsique la tige, d 'articles s’emboîtant l’un dans l’autre ; ces articles sont munis, à leur pointde jonction, d'une gaine dentée : ces dentelures représentent peut-être des feuilles ; lafructification est un épi conique terminant la plante ; cet épi se compose d’écaillesen forme de tètes de clous, qui protègent les organes reproducteurs. Celte famille,dont le rang est si modeste aujourd’hui dans le llègne végétal, y a rempli jadis<m rôle important, comme vous le saurez quand nous visiterons les Galeries dePolanique.
La famille des Mousses, quoique moins favorisée (pie les Fougères , sous le rapport dela végétation, semble l’être davantage en ce qui concerne les organes de la fructification.Vous trouverez au pied de tons les grands arbres une belle espèce qu’on nomme le Po-iytric ou Mousse dorée (Pohglrichum commune)-, elle peut servir de type pour toute lafamille ; elle présente de petites tiges herbacées, vertes, chargées de feuilles nombreuseset menues ; parmi ces tiges il y en a qui sont terminées par des rosettes composées debractées, entre lesquelles sont de petits sacs d’où sortent des cellules hexaédriques, quel’on regarde comme des grains de pollen. Les autres tiges sont terminées par un pé-doncule long et mince, au sommet duquel est une capsule nommée urne, dans laquelles ont contenus les organes reproducteurs; celte urne était d’abord au niveau des rosettescontenant les anthères, mais, avec l’âge, elle a été soulevée par l’allongement du pédon-cule ; elle a emporté avec elle une enveloppe nommée coiffe, qui tenait à une pelliculeentourant l'iirne, et qui a été déchirée par le soulèvement de celle-ci : cette coiffe re-couvre un couvercle conique, «pii est posé immédiatement sur l’urne; si, après avoirenlevé la coiffe, vous délachez aussi ce couvercle, vous voyez la cavité de l’urne, aucentre de laquelle est un axe, qui sert de support aux semences remplissant l’urne. Cescaractères s’appliquent à toutes les Mousses, et ne sont pas difficiles à vérifier.
Bans les Lichens, l'organisation se simplifie encore davantage. Ces végétaux viventsur la terre, sur les rochers, sur l’écorce des arbres, dont ils absorbent l’humidité super-ficielle sans être véritablement parasites. Leur consistance est coriace ; ils se présententsous l’apparence de feuilles, ou de tiges, ou d’écailles, ou d’une simple croûte pulvé-rulente. Les organes de la reproduction sont des réceptacles ayant la forme de petitessoucoupes plus ou moins concaves (pii portent les organes reproducteurs ; ces organessont des sacs posés debout les uns contre les aidres, â peu près comme du \elours; ils
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