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[Première partie.]
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BOTANIQUE. -*2;)

Potagères ( Patates, Topinambour, Scorsonère, Choux, Épinards, Oscille, yJ nie hauts,Choux-Fleurs, Capucines, Courges, Melons ), les Semences ou les feuilles aromatiques( Coriandre, Anis , Fenouil, Persil ), les plantes mangées en salarie ( Laitue, Chicorée,Mâches ) ; là sont aussi les plantes textiles (/an. Chancre, Phormium tenax), les plantestinctoriales( Garance, Pastel), les Herbes à fourrages ( Graminées, Trèfles , Luzernes,Sainfoin)-enfin, le Houblon, le Tabac, le Chardon à foulon, qui ont un usage particulier.

I.'École des plantes usuelles est une véritable ferme-modèle en raccourci. Chaquemassif représente un champ destiné à chacun des végétaux herbacés qui sont utiles à1 homnte, et qui peuvent croître dans nos climats. On a soin d’alterner les cultures,pourne pas mettre plusieurs années de suite les mêmes plantes dans le même terrain; cettealternance est fondée sur la propriété spéciale appartenant à chaque plante de ne puiser'lans le sol que les matériaux qui lui conviennent, et de laisser ceux qui ne peuvent lanourrir, mais qui pourraient nourrir une espèce différente.

Ceci me fournit l’occasion de vous dire quelques mots sur les variétés. Vous savez queI e mot Espèce, en botanique, exprime la réunion d'individus assez semblables entre euxPour être supposés issus d’une même graine ; vous savez qu’un Genre est la réunion desespèces analogues par les organes de la fructification; vous savez enfin qu’unc Familleost la réunion de tous les genres qui, malgré des différences dans la forme extérieure ducalice, de la corolle, du pistil, dans le nombre des étamines et dans le port delà plante,ont entre eux une affinité réelle, fondée sur le calice libre ou adhérent, l'ensemble des pè-a .les, le point de départ des étamines, l’agencement du pistil et l'organisation de ta graine.Ainsi, la Famille se divise en Genres, et le Genre en Espèces ; mais l’espcce elle-mêmePeut se subdiviser : plusieurs individus provenant des graines d’un même ovaire peuvent^ re placés dans de certaines conditions , différentes pour chacun d’eux. L’un végéterasur un rocher aride, l’autre dans un sol marécageux; celui-ci sera abrité, celui-là sera

battu des vents; l’homme lui-même pourra faire naître volontairement ces circonstances

extérieures, et les combiner selon ses besoins. Le végétal, soumis à ces diverses influences,finira par éprouver des changements dans ses qualités sensibles, telles que le volume dela racine, les dimensions, la consistance et la durée de sa tige, les nuances et le parfumde sa fleur, la saveur et les dimensions de son fruit, etc. — Mais ces changements, quel -flucgrands qu’ils puissent être, n’effaceront pas le caractère primitif de 1 espèce, queI on reconnaîtra toujours au milieu de ces modifications. L’ensemble des individus d une"lime espèce qui ont subi une modification semblable porte te nom de var IÉT É.

Les caractères d’une Variété , tenant à des causes accidentelles, ne sont jamais con-s lants : dès que la cause altérante s’arrête, l’altération cesse, et l’espèce primitive reparaîtàvccson type originel. La plupart des variétés sont l’ouvrage de l’homme: il a observéa ttentivement, il a continué avec persévérance, il a même exagéré les circonstancesa tcidentelles qui avaient donné lieu à une modificat ion quelconque dans les qualités deI espèce; et la plante sauvage a reçu entre ses mains des perfectionnements prodigieux,au bénéfice du cultivateur. « Sans la culture, dit Linné , le doux Raisin serait acide; làs uave Pomme, acerbe; la délicieuse Poire, austère; la succulente Pèche, aride ; la grasse

lisse Laitue, maigre et épineuse; la pulpeuse Asperge, fibreuse ; les sapides Cerises,a 'lïres ; les Céréales seraient sans fécule ; les légumes et les fruits s aviliraient. » Lhor-'ieulteur a changé la fleur de l’Églantier en Poses doubles et pleines ; il a rendu vivaces