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introduit en Angleterre, au milieu du siècle dernier, et, peu après, M. l’eligny l’ap-porta en France .
Nous arrivons maintenant dans un bosquet sans clôture, qui formait autrefois leBosquet d'été et le Bosquet de printemps. Vous y remarquerez le Frêne à feuilles simples( Fraxinus monopkylla) , diverses espèces de Ccllis ou Micocoulier, le Chicot (Gymno-clctduscanadensis). Cet arbre, de la famille des Légumineuses, porte des feuilles divi-sées en folioles nombreuses; ces feuilles ont jusqu'à trois pieds de longueur ; en hiver,lorsqu’elles sont tombées, les branches, qui sont en petit nombre, donnent à l’arbrel’aspect d’un arbre mort: de IA son nom de Chicot. Nous y trouvons aussi un très-beau Noyer noir tle Virginie, dont le bois, d’un violet foncé, noircit avec l’Age, netravaille pas, n’est jamais attaqué par les vers, et donne de très-beaux meubles: onpourrait le greffer sur le Noyer commun; il pousse plus vile que ce dernier, et sonbois est supérieur. Voici le Févier à trois épines (Cleditzia triacanthos), arbre au feuil-lage fin et au port élégant. Tous ces végétaux sont exotiques, et, pour la plupart,originaires de l’Amérique septentrionale.
Remarquez sur leur tronc, du côté qui regarde le midi, la trace du terrible hiverde 1789 : ce fut l’action du soleil, succédant brusquement A celle du froid, qui endom-magea le tissu de la tige.
Le Bosquet du printemps avait autrefois une étendue double : quand on construisit lepont d’Austerlitz, on en retrancha une partie pour agrandir le quai ; les arbres qu’onenleva furent transportés de l’autre côté du Jardin, A la suite de l’École de culture. CeRosquet,défendu de la poussière par un rideau de Thuyas, est presque complètementdétruit; nous n’y trouverons plus que le Poirier à feuille deSaule, le Pommier à baie,le Néflier A feuille de Prunier, et le Cornouiller mâle.
§ VIL JARDIN DBS SE.MIS.— JARDIN Dlî NATURALISATION.
Remontons maintenant l’allée des Marronniers ; après avoir longé la limite méri-dionale de la Vallée suisse et les fosses des Ours, nous arrivons vis-A-vis de deuxjardins enfoncés d’environ dix pieds au-dessous du sol ; ce sont : 1° le Jardin de Natu-ralisation ; 2" le Jardin des Semis. Commençons par ce dernier.
Le jardin des Semis, destiné A entretenir et augmenter les richesses végétalesdu Mu-séum, n’existe que depuis 178(1 ; Buffon en confia l’ordonnance A André Thouin , jardi-nier en chef. Dans cet enclos, abrité par sa position contre les vents et le soleil, onsème, on fait lever, on conduit jusqu’A l’époque de la transplantation, les végétaux detous les climats. La porte d’entrée est au bout de la terrasse de deux cents pieds delong, qui occupe le devant de la serre tempérée. Pendant la belle saison, cette terrasseest garnie des arbres et arbrisseaux qui ont passé l’hiver dans la serre : vous pouvez,de l’allée des Marronniers, jouir du coup d’œil magnifique de cette exposition.
Dans ce jardin, garni de chAssis et de couches, les plantes sont distribuées d’après lanature du climat qui leur convient : les unes sont constamment protégées par des cliAs-