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nir des caractères précieux : mais il est ordinairement impossible de le distinguer : ee-peiidanl on a pu présumer le nombre des loges de l'ovaire d'après eelui de ses côtes oude ses sillons longitudinaux, ou bien encore par les traces de la base des styles.
Mais ce qui complique surtout, l'étude de la Ho tunique fossile, ce sont les déforma-tions variées que la chaleur, la pression en sens divers, elc., ont fait subir aux organesdes végétaux : « Ces modifications, dit M. lirongniart, exigent nue attention extrêmepour remonter, lorsque cela est possible, de l'échantillon ainsi transformé, A son typeprimitif, c’est-à-dire à la forme que l'organe devait avoir durant la vie; cependantcelte operation est celle qui doit précéder toule autre recherche, et sans laquelle on estconduit aux erreurs les plus grossières. Ainsi il faut, avant tout, s’assurer si l'échan-tillon représente la piaule ou sa contre-épreuve t\ ans la roche environnante; dans le pre-mier cas, on doit déterminer si la plante est entière ou incomplète; si, par exemple, l é-corce y est encore, représentant la surface extérieure de la piaule, ou si cette surface estdépourvue d’écoree et n'est qu'un moule intérieur. Dans le second cas, il faut examinersi la contre-épreuve représente la surface extérieure de l’écorce ou le noyau intérieursans écorce, l'aille de toutes ces précautions, on est exposé à des erreurs, à des multi-plications d'espèces, etc. u
C’est en marchant avec prudence et circonspection dans ces roules obscures, éclairépar le llainheau de 1 anatomie comparée, que M. Ad. lirongniart est parvenu Adres-ser I inventaire des richesses végétales du monde onlédiluvieu. Dans les lerrains de tran-sition et dans les bassins de houille |Charbon de terre ), dont l’origine est due à des végétauxaccumulés, que sont venues recouvrir et comprimer sous leur poids brûlant des masses desubstances minérales, la science n’a rencontré qu'un petit nombre de familles : les Alyucsconstituent presque exclusivement la Flore des lerrains de transition (qui se composent deschistes-ardoises noirs, calcaires, etc., lentement déposés sur le granit primitif). Dans lesterrains Itoutllcrs qui succédèrent aux précédents, on ne retrouve plus les Algues (qui,sans doute, vu le peu de solidité de leur tissu, ont été détruites), mais les Prèles , le-l.yropodes et les Fougères y dominent. Les Fougères de ces temps primitifs n'étaient pasles mêmes (pie celles qui vivent aujourd'hui dans nos cli-mats tempérés : on ne retrouve leurs analogues (pie dansles Fougères arborescentes des régions équatoriales. « Lesautres arbres de celle antique végétation, dit M. A. Bron-gniarl, sont représentés aujourd'hui par les végétaux les plushumbles de notre Flore. Ainsi les Calamites, qui avaientjusqu'à seize pieds d’élévation, ont une ressemblancepresque complète avec les Prèles dont les tiges, moinsgrosses (pie le doigt, dépassent rarement, trois pieds deTi 3 e Je Fougère fossile. hauteur : les Calamites étaient donc des Prèles arborescen-tes. Les fspidodendrons, qui ont contribué, plus que tousles autres végétaux, A la formation de la houille, diffèrent pende nos Lycopodes; maistandis que les Lyeopodes actuels sont de petites plantes, ordinairement rampantes etsemblables à de grandes mousses, atteignant rarement trois pieds déliant et couvertes detrès-petites feuilles, les Lepidodendrons, tout en conservant la meme forme et le mêmeaspect, s’élevaient jusqu'à soixante-quinze pieds, avaient à leur base près de neuf pieds