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[Première partie.]
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d autres caractères, surtout leur nez, aussi développé que celui des Européens , u’elablis-s.tienl entre eux et les autres races une distinction marquée. « Les Chaymas, dit le cé-lèbre Humboldl, et toutes les nations de l’Amérique méridionale et de la Nouvelle-Es-pagne, ressemblent aux Mongols par l'obliquité des yeux, la proéminence des pommelles,la roideur des cheveux et l'absence presque absolue de la barbe ; mais ils en diffèrentessentiellement par la forme du nez, qui est d’une longueur modérée et bien détaché dela face, et aussi par la direction des narines, (pii sont tournées en bas, comme dans toutesles nations de race japétique. »

D’autres auteurs ont cru découvrir des analogies importantes entre la race américaineet la race malaie; et ils considèrent les anciens Mexicains et Péruviens comine une ra-milicalion de celte race qui se serait établie en Amérique à une époque assez éloignéepour <[ue, par l’effet des années et du climat, le type primitif se modifiât sensiblement etprit les caractères particuliers (pie nous lui voyons aujourd’hui. Celte hypothèse n’est pastout à fait dépourvue de vraisemblance ; et on est même tenté de l’admettre comme unfait positif, quand on considère que des émigrants de cette môme race malaie ont coloniséet peuplé la plupart des îles voisines de la mer du Sud, et jusqu'aux Iles Sandwich, si-tuées à une si grande distance du continent asiatique .

La taille des Colombiens est moyenne, niais bien proportionnée ; leurs membres an-noncent l’activité plutôt que la vigueur; leurs pieds, contrairement à ceux des Euro-péens , sont tournés en dedans; leur front est aplati, et celte dépression est souventexagérée par l’art ; la tôle forme un bel ovale, très-bombé au sommet; le nez est sailIant et aquilin; les lèvres sont minces, les pommettes élargies, les dents verticales, lesyeux grands et hagards ; la barbe est rare; les cheveux sont longs, noirs, rudes et lui-sants, et l'on prétend qu'ils ne blanchissent jamais.

Plus on avance vers le midi et vers le nord, plus les linéaments du visage perdentde leur finesse et tendent à se rapprocher de ceux du nègre.

Les Patagons ont la peau d'un rouge cuivreux. Ils ne portent pas d’autre coiffure queleurs longs cheveux noirs et rudes connue des crins. La lôte est grosse ; le front estlarge, mais abaissé; les yeux sont petits, très-mobiles et obliques; le nez est étroit à saracine et large à sa base; les lèvres sont très-épaisses ; la bouche est très-fendue; le couest gros et court ; les bras et les jambes sont très-longs. La taille ordinaire des Patagonsest de six pieds et quelques pouces ; des voyageurs assurent en avoir vu qui atteignaientsept pieds.

Ces mêmes caractères se retrouvent, à peu de différence près, dans les Caraïbes etles Mohawcks, tribu qui est représentée dans notre galerie des types humains par unde ses chefs nommé Thayendaneega.

On a pu observer dans cette tête l’épaisseur des traits, la rondeur du visage, la formeanguleuse des sourcils, la grosseur du nez et des lèvres, la coupe gracieuse de la bou-che, et l’expression mâle et presque sévère des yeux.

Le Journal îles Débats du 2!) septembre a annoncé (pie M. Serres venait de lire à l’A-cadémie un rapport sur les cinquante et un bustes moulés par M. Dumontier, sur desindividus des différentes peuplades de l’Océanie.

L’auteur de l’article, M. Poulie, rend compte de ce rapport dans les termes suivants :» Existe-t- il en effet plusieurs familles distinctes parmi les hommes qui peuplent le globe