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[Première partie.]
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rez-de-chaussée et de deux étages. La façade, d'un ordre architecturalextrêmement simple, est divisée en trois parties par deux petits " slatéraux. Tel est l’aspect extérieur de cet édifice où sont déposées lesarchives de la création.

A l’époque de sa formation, il se composait d’une pièce renfermant dessquelettes, et de deux petites salles où tenaient aisément toutes nos richesseszoologiques et minéralogiques. A côté de ces salles était l’appartement del’intendant. Les deux pavillons n’existaient pas encore; le hâtiment dumilieu suffisait pour loger toutes nos collections.

Sous l'administration de Buffon, les collections prirent un tel développe-ment, que ce savant crut devoir leur abandonner une parlicde son apparte-ment, et que bientôt après il le leur sacrifia tout entier, et se retira dansune petite maison de la rue des Fossés-Saint-Victor.

Chaque semaine voyait arriver de toutes les contrées du globe destroupes de bipèdes et de quadrupèdes. Il fut décidé que l’on construirait,au second étage, une grande galerie qui recevrait le jour d’en haut. Lestravaux, commencés en 1794, furent terminés en 1801. Pendant cet in-tervalle, nos richesses s’accrurent tellement, que lorsque la nouvellegalerie fut achevée, elle se trouva insuffisante. Un plan plus vaste fut tracé,et l’on se remit à l'œuvre; c’était en 1808. On supprima l’escalier del’entrée principale située au-devant de l’allée de tilleuls, et l’on ajouta,au premier étage, trois nouvelles salles où l’on disposa les collections géo-logiques et paléonlologiques, les roches, les produits volcaniques et lesfossiles. La galerie du second étage fut prolongée jusqu’à la terrasse quifaisait face au grand labyrinthe, et on la remplit de Mammifères. Ontransporta la bibliothèque dans la maison de l’intendance, et la salle quiavait été occupée par les livres fut consacrée aux habitants de l'Immideempire.

On avait gagné de l’espace, mais pas encore assez pour la multitudetoujours croissante des objets.

La translation eut lieu en 1854. Le Cabinet tout entier devint la pro-priété des animaux. On donna plus d’extension aux diverses branches de lazoologie; on fit succéder à des espèces inorganiques une foule d’êtresintéressants, qui avaient été relégués dans des magasins où ils n’étaientvisibles que pour les personnes attachées à l’établissement.

Mais cet agrandissement, quoique considérable, est loin de suffire àl’état actuel de nos collections. La mauvaise exposition de certaines