zoo loi; il.
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« Lu manteau des Spirilles, dit M. Anlelinc dans son savant ouvrage sur les Mol-lusques, se prolonge et enveloppe presque en totalité celte Coquille, qui est petite ettransparente. Elle est aussi divisée à l’intérieur par des cloisons transversales qui forment autant de loges successives et de plus en plus grandes, dont l’animal occupe tou-jours la dernière. Au fur cl à mesure que son corps, en grossissant, nécessite la for-mation d'une loge nouvelle, il s’avance en se tenant fixé au fond de la loge qu’il quitteau moyen d’un appendice fort mince, qui termine la partie postérieure de son corps;puis il transsude une matière crétacée qui forme la cloison postérieure de sa nouvelleloge et un tulie autour de l’appeudieede son corps qui traverse toute la série des loges,et que les naturalistes oui désigné du nom ilcSyphon. On conçoit que ce Siphon doilêtre roulé en spirale comme l’enscmlde de la coquille dont il occupe toute la lon-gueur. »
SECOND ÉTACE.
Cet étnge se divise en trois pièces, dont la principale, celle du milieu,renferme la collection des Oiseaux, un grand nombre de Mammifères, lesMollusques et les Insectes. Les armoires de la dernière salle sont exclusi-vement consacrées aux Mammifères; mais on voit, suspendus au plafond,quelques grands Poissons , des Phoques et des Morses, dont nous avons déjàparlé.
Kn entrant dans la grande galerie du milieu, on a, à droite et à gauche, deux ar-moires contenant les Chauves-Souris . Ces animaux sont remarquables par les espècesd'ailes dont ils sont pourvus et par leur extrême sensibilité. Spallan/.ani, célèbre natu-raliste italien, ayant privé des Chauves-Souris de presque tous les organes des sens,ces Chéiroptères continuèrent de voler avec autant d'agilité qu’auparavant, et surentéviter les obstacles qu’il mit sur leur passage. Ayant tendu dans la chambre où il faisaitscS expériences une pièce de tapisserie avec une ou deux ouvertures, les Chauves-Souris , privées d’yeux, dirigèrent leur vol du côté de ces ouvertures, et passèrent àtravers. La manière dont l’air réagissait sur la membrane de leurs ailes les avertissaitde la présence de l’obstacle, cl leur servait de guide pour le fuir.
Le J1ÉGA DERME-LÏIIE, l’O H El LL A U U Cl le PI1Y L L O S T O M E, SOllt, CnOUlrC, pOtirVUS
de conques auriculaires très-larges, qui leur servent pendant la iiuità percevoir le moindrebruit qui se lait autour d’eux. Le dernier de ces Chéiroptères est connu vulgairementsous le nom de Vampire . Les Roussettes ont quelquefois cinq pieds d’envergure. Onsuppose que les fameuses Harpies de Virgile étaient des Kousseiles.
Parmi les Insectivores, nous vous ferons remarquer la musaraigne, ani-
mal qui répand une forte odeur de musc; le Macrosu(:i.ii>e, le Gymnuiie deH aeeles , le tupaïa , au corps cllilé, au museau pointu, à la queue touffue ; le t an-it ec de M ad ag a su au , couvert de piquants aigus comme nos Hérissons; le desm an .qui vit dans l’eau, el dont les doigts sont réunis par nue membrane, dont la queue est