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CINQUIEME l'Aimi:.
loulcs les perruches üc petite taille dont le plu-mage porte quelques taches couleur de sang.Les naturalistes en distinguent trois espècesqui ont les memes mœurs cl habitent les mê-mes lieux : 1° La Perruche à bandeau; 2“ laPerruche sanglante; 3" la Perruche plus rareque nous décrivons ici.
Comme ses congénères, la Perruche à gorgevariée se trouve dans la province de Minas-Ge-raés par petites troupes de quatre à huit indi-vidus, mais seulement dans la sécheresse, d'a-vril à septembre. Ces bandes ne pénètrent pointdans l’épaisseur des hautes forêts, s'arrêtent àleur lisière , et picorent en silence les baiesmûres du palmiste, dont la chute continuelletrahit la présence des convives. Si la cime d’un
arbre chargé de fruits les entraîne parfois plusavant dans les bois, après quelques instants derepos elles plongent de nouveau au fond desvallées, qu'elles habitent pendant six mois del'année. Là, au lever du soleil et quelquesheures avant son coucher, elles parcourent d’unbout à l'autre les champs de caféiers, en sui-vant les branches pendantes de ces jolis arbris-seaux dont les fruits rouges leur présententune nourriture sucrée et savoureuse. Au moin-dre bruit, la troupe des maraudeurs s’enfuit,et cherche un asile dans les mais. Dans le mi-lieu du jour, les Tiribesdes diverses espèces secachent dans les buissons toulïus, dont toute-fois l’ombrage épais ne peut les dérober long-temps aux regards du chasseur.
Fit I S O 1 1.1. K P A 11 OA 11 K. F 11 I St G 11.1. A CUCULI. ATA. C II V.
Le nom de Cardéul (Cardinal) a été donné àcet oiseau à cause de la huppe rouge et brillantedont sa tête est parée. Une autre espèce ana-logue, dont le plumage est exactement pa-reil, s’en distingue par l’absence de cet orne-ment.
Le I'aroarc est un oiseau de la plaine, com-mun surtout dans le sud du Brésil . On ne lerencontre jamais dans les grandes forêts; il pré-fère les buissons, les hallicrs épais, et s’écarterarement du lieu où il s’est choisi une retraite.Il se nourrit des graines des eupatoires et dequelques graminées; et comme la maturité desfruits de ces diverses piaules n’arrive que suc-cessivement, il n’est point, comme les oiseauxbaccivores, obligé de voyager de province enprovince.
Les bords de certaines grandes rivières duBrésil se garnissent spontanément de taillisd’unarbre précieux pour la teinture, le roucouyer.L’arille rouge qui enveloppe les graines de cejoli végétal, fournit à bien des peuplades sau-vages un fard qu’elles emploient pour leur pa-rure. Cet arille est du goût du I’aroarc, quisuccède ainsi aux Oiseaux-Mouches qu’attirent,pendant la floraison, les élégantes girandoles deroses blanches du roucouyer.
Le chant du I’aroarc, sans être brillant, estassez agréable; mais c’est moins l’agrément desa voix que celui de son plumage qui inspireaux indigènes le désir de s'en rendre posses-seurs, et le fait condamner à traverser les merspour venir, captif, mourir entre les mains d'unEuropéen.
M O i: C II F II O 1 . 1 . F. Il un IN. Mt: SCI Clip A H I' Il 1 V Æ A .
Parmi les oiseaux rondamnés par la nature àne saisir leur proie qu’à force de patience, au-cun ne semble plus à plaindre que les Gobe-Mouches. Perchés au bout d’une branche mor-te, observant avec soin ce qui se passe autour
d’eux, exprimant par leurs chants la souffranceet l’ennui, ils sont voués à une immobilité con-stante. Parfois la capture d’uu moucheron quipasse les dédommage d’uu long jeune; maissouvent l’insecte leur échappe, et, faisant rla-