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pattes son petit, et repousser par ses imigissements plusieurs Irubis ipii cherehaient à le dévorer. Ait reste, cette lâcheté (lu Condor et de llmlu, qui n allaquent que des animaux morts, ou mourants, ou nouveau-nés, s'explique parle peu de puissance offensive de leurs gri fles, qui sonl usées cl incapables de deo!iirer. On donne à l’Irubi le surnom de Roi des Vautours, à cause de l’es-pèce de diadème qui couronne sa tête, et de la tyrannie qu’il exerce sur d'aulresVautours plus faibles que lui, lesquels lui cèdent la place quand il se jolie surun cadavre qu'ils ont. commencé à dévorer.
Ce genre Percnoptère renferme des Vautours dont la tèle seule est nue, eidont le cou est garni de plumes; leur bec est grêle, les narines sonl ovales cilongitudinales : ce sonl des Oiseaux de taille médiocre, qui n’approcheul point,pour la force, des Vautours proprements dits : aussi ne se nourrissenl-ilsque dechairs corrompues et d'immondices. En voici deux espèces remarquables : la pre-mière est le Percnoptère des anciens. Ilemarquez dans le mâle lacoulemnoire des premières rémiges, qui tranche sur le blanc du reste de son plumage :c'est de là que vient le nom de Percnoptère, qui signifie ailes tachetées de no hCet Oiseau abonde dans la Grèce, l’Egypte et l’Arabie; les Egyptiens l'appelaientPoule de Pharaon, el le respectaient à cause des services qu'il leur rendait, enles débarrassant des matières animales dont la putréfaction infecte l’air ; cettevénération s’est continuée jusqu’à nos jours, on l'on voit les Percnopleres par-courir impunément les rues des villes de l’Orient, et chercher leur nourritureparmi les débris et les ordures que les mahométans y entassent avec tant d'in-souciance. Ces Oiseaux suivent en grandes troupes les caravanes dans le désertpour dévorer tout ce qui meurt; et comme ils accompagnent les dévots musulmans qui font le pèlerinage de la Mecque , il y a des pèlerins qui lèguent <bquoi en entretenir un certain nombre.
La seconde espèce de Percnoptèrc que vous avez sous les yeux est l’Ununi( Vvllur jota, de Ch. Bonaparte). Il a, comme le Percnoptère des anciens, lataille d’un Corbeau ; son corps entier est d’un noir brillant, sa tête est complè-tement nue : il est très-répandu au Pérou, à la Guyane, au Brésil , et dans toute*les parties chaudes et tempérées de l’Amérique , où il rend à l'homme les mêmesservices que le Percnoptère des anciens, en consommant toutes les'iininondices; c’est son empressement respectueux a se retirer quand Vlrnhi vients’emparer de son festin, qui a fait donner à ce dernier le surnom de Hoi desV an tours.
Voici un Rapace qui constitue à lui seul la seconde tribu des Oiseaux de proiediurnes : c'est le Griffon ou G y paète {Vular barbotas, de Linné), le plus granddes Rapaces de l’ancien continent ; il ne diffère guère des Vautours que par satète et son cou em ’ és, el son bec très-fort, droit, crochu au bout, renflesur le crochet. Les narines sont recouvertes par des soies roides, dirigées enavant, et il porte sous le bec un pinceau de soies pareilles. Vous avez vu queles Vautours ont le tarse écailleux ; le Gypaète, au contraire, a ses tarses empluniés jusqu’aux doigts ; les ailes sont trop allongées pour être promptement re-ployées dans le repos, et vous pouvez remarquer que la troisième rémige est laplus longue de toutes. Le manteau est noirâtre avec, une ligne blanche sur lemilieu de chaque plume; le col et tout le dessous du corps sont d'un fauve claii
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