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Deuxieme partie.
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l.,i seconde section comprend les Oiseaux (le proie que ni les privations, nil'abondance, ni les caresses ne pouvaient complètement dompter, el qui, pourla plupart, se seraient laisses mourir de lai ni plutôt que d’obéir L’Aigle est ala tête de cette race lière, qu-i s’obstine à employer pour son propre compte lesfacultés belliqueuses que la nature lui a départies, et c'esl aux oiseaux de cellesection que l’on a donné le nom < Vignobles . Ceci vous rappelle la réponse deNapoléon , au sujet d’une opinion injurieuse pour les Corses, que ses ennemoavaient exhumée d’un historien latin : les Corses, selon cet auteur, n’élaienilions à rien, et les Humains n’en voulaient pas même pour esclaves. « Je le croisbien, dit l’empereur, les Corses étaient trop fiers pour servir, il fallait bien re-noncer à leur obéissance. »

Nous commencerons par les Faucons dits nobles, et vous serez forcée dereconnaître, en les comparant aux autres Hapaces, que, sous le rapport desarmes offensives et des organes du mouvement, ce sont les Oiseaux que lanature a le plus favorisés : leur mandibule supérieure est recourbée dès sabase, et porte de chaque côté de sa pointe une dent aiguë qui s’engrène dansune échancrure correspondante de la mandibule inférieure ; leurs ailes sontlongues et pointues ; les deux premières rémiges, et surtout la seconde, dé-passent toutes les autres, d’où résulte un vol oblique, mais puissant. Nousn’aurons que deux genres à étudier dans celle section ; mais avant de vous en-tretenir des espèces dont ils se composent, nous vous devons quelques déladssur la Chasse au Faucon.

Réduire l’animal sauvage à abdiquer l’exercice de sa volonté, et à perdre touteconfiance eu ses propres ressources; lui faire voir dans l’homme l’arbitre su-prême de son repos et de son bien-être; en un mot, l’assujettir par la crainte elle fixer par l’espérance, tel est le but que se propose le fauconnier; et nous vousavons fait voir que l'art d’apprivoiser les Mammifères susceptibles de domesti-cité est basé sur les mêmes principes.—11 faut d’abord, pour dresser le Faucon ,le faire consentir à demeurer immobile à la même place, et privé de la lu-mière du jour; un supplice de soixante-douze heures suffit pour cela. Pendanttout ce temps, le fauconnier porte continuellement sur le poing l’Oiseau, armed’entraves nommées jets : ce sont de menues courroies, terminées par des son-nettes, qui servent à lier ses jambes. Dans cette position, on l’empêche soigneuse-ment de dormir, et, s’il se révolte, on luiplonge la tête dans l'eau Au tourment del'insomnie on ajoute celui de la faim ; clbientôt l’animal vaincu par l’inanition el lalassitude se laisse coiffer d’un chaperon.Lorsque étant décoiffé, il saisit la viandequ’on a soin de lui présenter de temps entemps, et qu ensuite il se laisse docilementremettre le chaperon, on juge qu’il a re-noncé à sa liberté, et qu’il accepte pourmaître celui de qui il tient la nourriture et lesommeil. C’est alors que, pour augmentersa dépendance, nu augmente ses besoins:

r.liapprnii.